Commentaire du dicours d'adalbéron

Pages: 8 (1882 mots) Publié le: 15 novembre 2009
Commentaire de texte : le discours d’Adalbéron

Ce texte est la retranscription du discours prononcé par Adalbéron le 1er juin 987 à Senlis, en Picardie, à l’occasion de la réunion d’une assemblée de nobles francs, tenus de choisir leur nouveau roi. Ce document provient du livre intitulé Histoire de France, écrit par Richer. Adalbéron est à l’époque l’archevêque de Reims. C’est donc luiqui préside cette assemblée. Il est né vers 925 et décédé à Reims le 23 janvier 989. Il est le trente-neuvième archevêque de Reims de 969 à 989. C’est un homme de lettres et de sciences, nommé archevêque de Reims par le roi Lothaire pour y imposer une série de réformes religieuses dans cette province ecclésiastique. Mais il est surtout connu pour avoir pour avoir fixé la théorie des Ordines,c'est-à-dire la tripartition de la société selon les fonctions de chacun : les oratores (ceux qui prient, les moines, les prêtres), les pugnatores ou bellatores (ceux qui combattent, à peine 1 à 2% de la population) et les laboratores (ceux qui travaillent ou, plus précisément, qui labourent la terre, l'immense majorité des paysans). Adalbéron de Reims se démarque de l'opinion de son temps en refusant larègle de l'hérédité royale. Ceci va à l'encontre de l'interdiction pontificale qui affirme « d'oser jamais élire à l'avenir un roi d'autres reins » que ceux des Carolingiens. L'archevêque sait aussi que par deux fois, les papes du Xe siècle ont soutenu le carolingien Louis IV contre Hugues le Grand. La thèse d'Adalbéron est la suivante : « Des empereurs de race illustre furent déposés à cause deleur absence de vertu (virtus), ils eurent des successeurs tantôt égaux, tantôt inférieurs par leurs origines » (allusion à Charles le Gros (887) et à Charles le Simple (922)). En bref, si le prétendant est un Carolingien, mais manque de virtus le trône doit revenir à quelqu'un de plus illustre. Il joue un rôle capital à cette époque car il a entre les mains le pouvoir de faire élire le roi deFrance qu’il désire. En effet, le trône est vacant depuis la mort du roi, Louis V, fils de Lothaire, qui vient de mourir d’une chute à cheval. Deux candidats sont en lice pour le trône, l’oncle du roi défunt, Charles, duc de Basse-Lorraine, frère de Lothaire et dernier descendant de la dynastie carolingienne, et en face de lui, Hugues Capet, duc des francs, représentant de la puissante famille desRobertiens, soutenu par l‘archevêque de Reims pour lui avoir sauvé la vie. En ces temps là, la dynastie carolingienne est au plus mal, et les pouvoirs du roi résumé à leurs plus simples fonctions, la royauté est élective et le sacre passe au second plan. Le territoire du regnum se morcelle en principautés et seigneuries, et les prérogatives régaliennes passent aux mains des seigneurs, dont lesrapports vassaliques se multiplient. Cet événement dont l’importance est considérable pour la suite, s’explique par la jonction d’une série de facteurs. Politique d’abord, puisque Hugues Capet bénéficie de solides appuis, en particulier de celui que lui apporte le très influent archevêque de Reims Adalbéron. Ensuite juridique : on fait alors valoir qu’il n’existe aucun principe héréditaire réellementétablie et qu’en conséquences le trône ne saurait être dévolu par ce moyen. De plus, même si l’on voulait y avoir recours, Louis V n’ayant pas d’héritier en ligne directe, cela serait bien difficile. On sait combien à cette époque, l’hérédité en ligne collatérale avait du mal a s’imposer dans le droit des fiefs.
Ce texte témoigne bien de la faible autorité du roi, dont le destin est entre lesmains des seigneurs et des hommes d’Eglises. Ce sont eux qui ont le pouvoir, non le roi, qui ne le sert que de simple représentant, plus à titre symbolique qu’à titre d’autorité.
Il y a cependant une question à traiter, comment Adalbéron va-t-il imposer sont choix aux autres membres de l’assemblée ?
Dans une première partie nous verrons qu’il va blâmer Charles, puis dans une...
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