Cousine K

Pages: 11 (2741 mots) Publié le: 30 juin 2014
Cousine K – Yasmina Khadra
Quelques mots sur l’auteur
Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né le 10 janvier 1955, en Algérie. Deux ans après l'indépendance de son pays, son père le confie à l’âge de 9 ans à l'école militaire des Cadets. Déjà lorsqu’il a 23 ans, il quitte l'Académie Militaire Inter-armes de Cherchell en tant que sous-lieutenant et rejoint les unités decombat sur le front ouest. Après 36 ans d'armée, il prend sa retraite en 2000, avec le grade de commandant, pour se consacrer entièrement à la littérature. Après un court séjour au Mexique, avec sa femme et ses trois enfants, il vient s'installer en France, à Aix-en-Provence, où il réside encore. Dans un entretien au Monde des Livres, il révèle que derrière l'identité féminine empruntée, composée desdeux prénoms de son épouse en hommage aux femmes algériennes, se cache un homme.
Personnages
-Le narrateur, personnage principal
-Sa mère
-Son père mort
-Sa sœur mariée
-Son frère, Amine
-L’amante de son frère, Amal
-Une auto-stoppeuse inconnue
-Cousine K
Résumé détaillé, structuré chronologiquement selon le roman
1ère Partie :
Dès la première phrase du premier chapitre, le narrateurcommence à raconter ses mémoires. « Très petit, j’ai appris à me cacher ». On apprend que le personnage principal menait une vie très solitaire. « Je ne vis pas vraiment; je ne fais qu’être là, quelque part ». Il semble ne consister que d’un corps vivant avec une âme morte. « J’ignore pourquoi je suis venu au monde ». À l’âge de cinq ans, il a vu la mort de ses propres yeux : « C’est moi qui l’aidécouvert accroché à une esse dans l’étable, nu de la tête aux pieds, les yeux crevés, son sexe dans la bouche ». Il s’agit de son père, qui a été exécuté par les villageois. Cependant, l’enfant n’a eu aucun mal à travers cette tragédie. « Je n’ai pas souffert de son absence. » Pourtant, la mère du narrateur a eu du mal à faire face au chagrin. La pendaison de son mari a ému de nombreusesévolutions en elle. Elle est une femme riche et un peu la « châtelaine » de Douar Yatim, le village qu’ils habitent. Elle bénéficie de nombreux privilèges et a pris goût à sa vie semblable à celle d’une reine. Tout de même, elle néglige son fils, qui ne l’a jamais vue lui sourire. « Jamais ses lèvres ne se sont posées sur mes joues, ni ses doigts n’ont lissé mes cheveux ». De la part de la mère, néanmoins,Cousine K savoure une tendresse et une sympathie. Contrairement, l’enfant narrateur ne reçoit même pas d’attention et se sent superflu : « Nous étions ensemble, sauf que nous nous ignorions [..] à moi, c’était comme si j’avais échoué [..] j’avais honte». Il prétend même avoir le sentiment qu’elle s’évanouirait s’il tendait la main vers elle et ajoute : « Je me suis souvent demandé s’il ne fallaitpas tendre la main. Pas une fois je n’ai osé le vérifier. » Le narrateur continue par évoquer ses années lycéens, des années de solitude. Il ne fait rien d’autre que de laisser le temps passer : « Je regarde l’automne humilier mes jardins, et l’hiver les déposséder. Je regarde le printemps me ridiculiser avec ses tours de passe-passe, et l’été me terrasser avec ses canicules. Puis, de nouveaul’automne, l’hiver, le printemps... Misère ! une vie qui fuit bêtement, jour après jour, nuit après nuit, à intervalles réguliers ; [..] je me tais et attends… Mais le temps n’attend pas, lui. Sourd comme le sort, aveugle comme la mort, il excelle à trahir l’inconsistance des peines perdues ». Pour lui, tout ce qui compte est Cousine K : « Le soleil, la lune, la tonnerre, l’univers, tout l’univers neveut rien dire lorsque Cousine K se tait [..] Sans elle, je ne suis qu’une ecchymose qui lève, un malheur en train de faisander ». Cependant K ne partage pas cet amour insatiable. Elle se moque de lui. Concernant sa famille, il évoque encore une sœur mariée, dont le prénom lui échappe parfois, ainsi qu’un frère dans l’armée. Ce dernier, Amine, s’entendait toujours bien avec son frère. Ils...
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