Critique cinématographique - Mort d'un cycliste

Pages: 7 (1661 mots) Publié le: 1 août 2014
CRITIQUE CINEMATOGRAPHIQUE

« MORT D’UN CYCLISTE »
Un film de Juan Antonio Bardem

PREAMBULE

«  Muerte de un ciclista » ; Mort d’un cycliste est un film espagnol en noir et blanc de 1952, réalisé par Juan Antonio Bardem. C’est un film dramatique sur la mort, le remords, le péché, le sentiment de culpabilité avec Lucia Bose, Alberto Closas, Otello Toso. L’histoire est celle deMarie-José, épouse d’un riche industriel et de Juan, professeur d’université, deux amants, qui lors d’une virée en voiture écrasent un ouvrier à bicyclette et prennent la fuite. A la suite de cet évènement des réactions différentes vont apparaitre chez Marie-José et Juan.
La situation politique de cette période est une dictature militaire reposant sur le respect des principes traditionnels et sur unanticommunisme violent, dirigée par Francisco Franco. Dans ce régime, la liberté d’expression était évidemment restreinte par une censure extrêmement active. Juan Antonio Bardem membre du parti communiste espagnol, luttera contre la censure en dénonçant la situation sociale espagnole, notamment par le biais du cinéma.


ANALYSE

Un accident dissimulé
La première séquence annonce le sujet dufilm. Une voiture renverse sur une route de campagne un cycliste. L'accident est filmé de loin dans l'axe de la route, montrant le cycliste de dos, puis le choc, hors champ, avec une voiture qui diverge sur le bas-côté. La musique grave et énergique accentue le caractère terrible de cette situation. La prise de vue de l’accident m’a quelque peu déçue, car en ayant lu le résumé du film, je savaisque l’accident était l’élément déclencheur, il méritait alors à mes yeux, plus d’importance. Finalement, l’accident semble presque anodin, c’est peut-être d’ailleurs pour cette raison que Juan Antonio Bardem a décidé de présenter cette scène de cette façon.

Une inégalité des classes
Au plan suivant, la scène est filmée depuis le point de vue du cycliste, la caméra saisit en contre-plongée uncouple qui descend de la voiture. L'homme, Juan s'approche pour porter secours, la femme, Marie-José reste en retrait. Le cycliste vit encore, mais la femme interpelle Juan, à deux reprises. Par cette injonction, l'homme retourne à sa voiture et abandonne le blessé à son sort. Lors de cette séquence, on ne comprend pas pourquoi la femme ne souhaite pas porter secours ce cycliste qu’elle a renversé.Dès le début du film, on remarque alors la froideur de cette femme. Cette séquence nous implique directement dans la situation, elle nous révèle la puissance de la bourgeoisie face à la classe ouvrière ; le poids de la bourgeoisie  écrasant  la classe ouvrière. Cette séquence annonce la tension qui sera présente tout au long du film.
Juan Antonio Bardem présente clairement tout au long du film unecomparaison entre la bourgeoisie et la classe ouvrière, notamment par la différence de décor entre ces deux mondes. La présence de l’art, et de la musique, notamment avec le piano, représente la bourgeoisie de cette époque. De nombreux éléments exposent bien la différence entre ces deux classes. A contrario des soirées mondaines, des costumes et robes de cocktails, du piano, de l’art, onconstate la présence de bâtiments dégradés dans les quartiers de la classe populaire, le logement exigu de la voisine du cycliste, la présence de beaucoup d’enfants et d’animaux, totalement absent du « paysage «  bourgeois. Par ces éléments, le réalisateur a voulu mettre en évidence les grandes inégalités sociales de cette époque dans le but de d’exposer le caractère hautain et égoïste de la bourgeoisie.Mise en scène d’un chantage
Au cours de l’histoire, Marie-José et Juan vont être confrontés à un maître chanteur : le personnage de Rafa. On ne sait pas réellement ce qu’il sait, mais il porte constamment des allusions pertinentes semants le doute dans les têtes des deux amants. Il finira par menacer le couple de dire « ce qu’il sait » à l’époux de Marie-José. Plusieurs éléments appuient...
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