Denazification de l'allemagne2

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Proclamée à Londres en janvier 1942, renforcée par l'accord de Potsdam en août 1945, la dénazification désigne une « épuration » de la société, de la culture, de la presse, de l'économie, du pouvoir judiciaire et de la politique allemandes et autrichiennes de toute influence nazie. Après la Seconde Guerre mondiale, une grande partie de l'Europe, surtout l'Allemagne, était en ruines. Ceci était particulièrement vrai pour l'administration de l'État. Les Alliés ont entrepris une politique de démocratisation, de démilitarisation, de décartellisation (rapidement arrêtée à l'ouest à cause de l'influence communiste, car créant du chômage) et de dénazification.

Il était notamment prévu des questionnaires auxquels chaque Allemand ayant détenu une petite fonction civile ou militaire devait répondre. Les réponses furent fréquemment peu sincères, frauduleuses ou fantaisistes. Le romancier Ernst von Salomon publia en 1951 un texte célèbre intitulé « Le Questionnaire » (Der Fragebogen).

À partir du 20 septembre 1945, le Conseil de contrôle allié siégeant à Berlin adopta la [[Loi no 1 du Conseil de contrôle allié portant abrogation du droit nazi]], première d'un grand nombre de directives de dénazification qui seront appliquées plus ou moins scrupuleusement selon les zones d'occupation (les Soviétiques étant les plus radicaux). Ces directives allaient permettre de désigner certains groupes de personnes pour lesquelles une enquête judiciaire a été entamée.

Le 23 juin 1950, sous l'influence d'Otto Küster, une loi de « reconnaissance des unions libres des (personnes) persécutées (pour raisons) raciales et politiques » est promulguée afin de mettre un terme aux errements de la politique raciale du Reich nazi en termes de mariages.

Des réalités diversifiées [modifier]

Cependant derrière l'apparente univocité du terme1, la dénazification connut des déploiements différents selon les zones d'occupation :

« Une fois admis qu'on châtierait les grands chefs, les

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