Exposé : l'extrême-droite sous la iiième république

Pages: 14 (3282 mots) Publié le: 9 février 2013
L’extrême droite sous la IIIème République

Année 2010 - 2011

Plan :

* Introduction (page 1)

* I) Le parti de l’extrême-droite (page 2 à 3)

* II) Le 6 février 1934 : la principale manifestation de l’extrême droite (page 4 à 6)

* III) L’antisémitisme sous la IIIème République (page 7 à 9)

* Conclusion (page 9)

Introduction :L’extrême droite française est plurielle, elle s’exprime par le biais de divers courants qui n’ont pas tous les mêmes valeurs dans tout domaine mais qui s’appuient généralement sur des notions de nationalisme, de traditionalisme, d’anticommunisme et souvent d’antisémitisme.

Il est important de souligner que dans ses origines, l’extrême droite est farouchement opposée au systèmepolitique qu’est la République mais qu’au sortir de la Grande Guerre, cette opposition semble s’être apaisée, la République étant dès lors acceptée par des mouvements qui, autrefois, étaient monarchistes (par exemple l’Action française dont on parlera tout à l’heure.) Malgré le consensus qui semble régner en France autour de l’acceptation du régime républicain, lorsque s’achève la Seconde Guerremondiale pour le pays, en 1940, ses institutions se trouvent bouleversées : la IIIème République est remplacée par le régime autoritaire de Vichy.

Dès lors, il est intéressant de s’interroger sur ce qu’englobe la notion d’extrême droite de la fin de la première guerre mondiale à la mise en place du régime de Vichy. Qui la compose et comment ? Quel rôle joue-t-elle ?

I) Le partide l’extrême droite

A) Idéologie
Le terme « extrême droite » est employé pour désigner les mouvements politiques les plus à droite. Le terme « extrême », quoiqu’historique et descriptif, porte une connotation d'excès qui fait varier le contenu selon le descripteur, l'époque et le lieu, et fait éventuellement préférer aux partis ainsi désignés une autre appellation. La science politiqueanglo-saxonne parle plus volontiers de « droite radicale » signifiant par là que les mouvements politiques qui s'y rattachent se situent hors du cadre formé à droite par les partis libéraux ou conservateurs.
Les partis politiques qualifiés d'extrême-droite ne se définissent pas eux-mêmes par ce biais, rendant ainsi difficile une véritable catégorisation politique. Leur nationalisme affirmé estalors la principale raison de les classer à droite de la droite. Néanmoins, ces partis s'adressent d'abord à un électorat populaire, suivant une ligne anti-élite, et proposant souvent des mesures sociales ne correspondant pas avec les partis traditionnellement à droite. Ils peuvent également concentrer certains thèmes, parfois un traditionalisme religieux poussé, parfois au contraire un néo-paganisme,voire éventuellement des idéologies fascistes, etc. Xénophobie, bellicisme, racisme ou nostalgie peuvent également être présents.
Pour défendre ces valeurs, ils peuvent éventuellement justifier des moyens extrêmes ou révolutionnaires, avec changement de régime politique, notamment contre le parlementarisme.
B) Moyens d’expression et d’action

L’Action française, parfois désignée sousl'acronyme AF, représente à la fois une école de pensée et un mouvement politique nationaliste, d'extrême droite, qui s’est développé dans la première moitié du XXe siècle en France.
Fondée en 1898 par Henri Vaugeois et Maurice Pujo sur une position antidreyfusarde, l’Action française devient monarchiste sous l'influence de Charles Maurras et de sa doctrine du nationalisme intégral, dite également« maurassisme ». Ainsi, d’une rhétorique nationaliste, républicaine et antisémite, l’AF évolue vers une idéologie antisémite, contre-révolutionnaire, antirépublicaine et anti-individualiste. Dès lors, le mouvement revendique une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée.
Les structures de l’AF sont diverses : une revue qui deviendra par la suite un journal...
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