Fayma

Pages: 7 (1638 mots) Publié le: 6 juin 2013
Exposants: Baye Moussé TOURE
Pape Ndiambé MBAYE
Abdou Aziz NDIAYE
Mouhamed NDIAYE
Abdoulaye DIOUF
Mouhamadou Mansour MBOUP
Modou FALL
AbdoulayeDIOUFTHÈME: L’ Intérèt De L’ Oeuvre

INTRODUCTION

L’écriture est une des plus formidables aventures humaines, et sans doute une des plus prolifiques, qui débute vingt mille ans avant notre ère, alors que des hommes tracent leurs premiers dessins. C’est elle qui permettra à la civilisation de naître, enproposant un mode de transmission du patrimoine pour permettre ainsi à l’homme d’étendre son savoir et son influence. Pareil système ne s’est pas élaboré en un jour. Voyons comment ce système a pris forme.
I/ORIGINESD’abord, c’est parce qu’on ne pouvait continuer de tenir des registres de comptes oralement qu’il fallait faire naître l’écriture. Avant d’être capable de dessiner, les hommes ont commencé par graver, il y a de cela environ trente mille ans. Ils faisaient des entailles dans des os et c’était un moyen pour eux de compter soit legibier, le bétail, les hommes ou encore de noter les phases de la lune. Ces signes sont les plus anciennes marques laissées par la main des hommes. On retrouvera d’ailleurs tout au long de l’histoire des traces de cette pratique qui consiste à encocher une surface dure. C’est vingt-sept mille ans plus tard qu’apparaît la plus ancienne forme d’écriture pictographique en Mésopotamie. Cette région duMoyen-Orient, située entre l’actuel Golfe Persique et la ville de Bagdad, était à l’époque partagée entre le pays de Sumer au Sud et le pays d’Akkad au Nord. Dans les premières inscriptions sumériennes de cette écriture dite « aide-mémoire » comme les entailles des premiers hommes, les pictogrammes renvoient à un objet ou à un être désigné. Un triangle pubien avec le trait de la vulve signifiaitfemme (fig. 1). En combinant plusieurs pictogrammes, on pouvait exprimer une idée. Par exemple, si l’on ajoutait au triangle pubien des signes désignant les montagnes, on voulait indiquer qu’il s’agissait de femmes étrangères venues de l’autre côté des montagnes, c’est-à-dire d’esclaves de sexe féminin (fig.2). On a dénombré à peu près mille cinq cents pictogrammes différents. Vers 2900 av. J.-C., lesSumériens prirent l’habitude, pour des raisons matérielles, d’utiliser des tablettes d’argile et des calames (roseaux taillés en pointe) pour écrire. Ces calames, qui sont les ancêtres de nos porte-plume et de nos stylos, étaient taillés en biseau. Ensuite, on imprimait dans l’argile fraîche des empreintes qui prenaient la forme de coins et de lignes constituant des genres de clous qui devaientreprésenter les dessins primitifs. (fig.3) De là est né l’écriture cunéiforme, de cuneus, clou en latin. Cette forme d’écriture donna naissance à la première véritable épopée, L’Épopée de Gilgamesh. Celle-ci raconte l’histoire de Gilgamesh et de son ami Enkidou qui succombent à la démesure après avoir connu le succès. L’histoire se termine en véritable tragédie. C’est quelque mille cinq cents ansplus tard, que l’alphabet fait enfin son apparition en Syrie et en Palestine. À la différence de l’écriture cunéiforme qui permettait de transcrire soit des mots ou soit des syllabes et qui demandait la connaissance d’un grand nombre de signes pour pouvoir lire et écrire, l’alphabet fonctionne avec une trentaine de signes et permet de tout écrire. C’est en s’apercevant que les syllabes étaient...
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