La censure dans la litterature

2654 mots 11 pages
II. Littérature

A.L’histoire de la censure dans la littérature :

L’histoire de la censure prend sa source au premier siècle de notre ère, Auguste exila les poètes Cornelius Gallus et Ovide et interdit leurs œuvres. Plus tard, l’empereur Caligula ordonna de brûler tous les ouvrages d’Homère, de Virgile et de Tite-live. Vers l’an 213, l’empereur de Chine Shih Huang voulut en finir avec la lecture en brûlant tous les livres de son royaume. En 303, Dioclétien appliqua cette même mesure pour les chrétiens. Près d’un siècle plus tard, les œuvres de Protagoras furent brûlées à Athènes. En 1559, la congrégation de la suprême inquisition publia le premier indexe des livres prohibés, un liste de livres, l’Enfer, que l’église considérait comme dangereux pour la foi et la moralité des catholiques romains. Ainsi que nous l’avons bien compris le livre est le fléau des dictateurs. L’histoire de la lecture est éclairée par une suite d’autodafés.

Sous le règne de Louis XVIII, naquit Anastasie. Ce personnage est l’emblème de la censure, fille naturelle de Séraphine Inquisition, et compte dans sa famille quelques autres personnages très connus : Ernest communiqué, Zoé Bonvouloir, le Vicomte Butor de Saint arbitraire estampille….etc. Le Pape Alexandre VI, qui avait été un de ses premiers pères, avait pu parfaire son éducation grâce à un petit manuscrit intitulé le manuel du petit censeur dont voici les principaux points :

1° la censure est l’art de découvrir dans les œuvres littéraires ou dramatiques les intentions malveillantes.

2° L’idéal est de découvrir les intentions même quand l’écrivain ne les a pas eu.

3° Un censeur capable doit à première vue déterrer dans le mot OPHICLEIDE, une injure à la morale publique.

4° La devise du censeur est : « coupons, coupons, il en restera toujours trop. »

5° Le censeur doit être persuadé que chaque mot d’un ouvrage contient une allusion perfide .Quand il ne la découvrira pas ,il la coupera aussi, attendu que les

en relation

  • Censure cléricale et survivance de la littérature québécoisee
    1579 mots | 7 pages
  • La littérature est t-elle une bonne arme pour lutter contre les inégalités
    1193 mots | 5 pages
  • Longtemps j’ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance.
    3709 mots | 15 pages
  • L'ecrivain
    595 mots | 3 pages
  • Introduction à la littérature
    1537 mots | 7 pages
  • Pensez vous que la littérature soit efficace pour défendre ses idées ?
    1100 mots | 5 pages
  • Dissertation sur « la littérature, c’est un reproche qu’on adresse au monde. dans ce reproche, chacun s’y retrouve. l’art se fait contre le destin ». sorain
    1681 mots | 7 pages
  • Dissertation
    1396 mots | 6 pages
  • Pouvons-nous penser que la littérature est une bonne arme pour dénoncer les inégalités ?
    972 mots | 4 pages
  • corpus
    995 mots | 4 pages