Les monstres

296 mots 2 pages
Mais l’assimilation de la difformité physique à l’immoralité fait que le monstre est systématiquement identifié à ce qui n’est pas humain : il est souvent comparé à un animal ou à une figure diabolique.
Le nom d’Elephant Man nous le montre bien, ainsi que sa citation de désespoir qui est « Je ne suis pas un animal ! Je suis un être humain ! » C’est en quelque sorte une revendication contre son assimilation à un animal.
La foule traite de la même façon Quasimodo de vilain singe ou même de diable.
Le personnage de Mary Shelley se compare lui-même à un démon malfaisant, idée que l’on retrouve chez Claire Caillaud qui montre que le monstre est un « double dégradé de l’être idéal ».

Suite à l’image dégagée pas ces créatures, les réactions sont diverses. A ce sujet, l’angoisse du créateur suscite lui-même de l’angoisse en retour.
Le monstre est effrayant et fait peur, selon Freud, il représente ce que l’on refoule.
L’auteur des « Délices de la Peur » dit que les monstres représentent la différence, il va alors provoquer des réactions d’effroi et de rejet.
Les personnes superstitieuses ont également de l’inquiétude face à ces créatures, comme nous pouvons le voir dans le texte de Victor Hugo dans lequel les écoliers mettent en garde les femmes enceintes de peur que le monstre leur porte malheur ainsi qu’à leur bébé.
De plus, Elephant Man n’ose pas affronter un public de part sa morphologie différente et préfère se cacher derrière de grands vêtements. Il est un être seul, rejeté et voué à la solitude.
De plus, source de répulsion, le monstre, en mépris, est sous la pitié.

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