Les principaux risques auxquels une attention particulière doit être accordée sont ceux ayant de très grandes probabilités de survenir. en effet l’absence de financement est un risque assez important à gérer. on suppose

Pages: 166 (41336 mots) Publié le: 17 mars 2013
Jules Verne

Une ville flottante

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Jules Verne

Une ville flottante
roman

La Bibliothèque électronique du Québec Collection À tous les vents Volume 7 : version 1.02
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Du même auteur, à la Bibliothèque : Famille-sans-nom Le pays des fourrures Un drame au Mexique, et autres nouvelles Docteur Ox La maison à vapeur Maître du monde Les tribulations d’un Chinois en Chine MichelStrogoff Sans dessus dessous L’Archipel en feu Les Indes noires Le chemin de France Le village aérien L’école des Robinsons César Cascabel Le pilote du Danube Hector Servadac Mathias Sandorf Le sphinx des glaces Les cinq cent millions de la Bégum Un billet de loterie Le Chancellor Face au drapeau Le Rayon-Vert La Jangada L’île mystérieuse

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Le 18 mars 1867, j’arrivais à Liverpool. LeGreat Eastern devait partir quelques jours après pour New York, et je venais prendre passage à son bord. Voyage d’amateur, rien de plus. Une traversée de l’Atlantique sur ce gigantesque bateau me tentait. Par occasion, je comptais visiter le North-Amérique, mais accessoirement. Le Great Eastern d’abord. Le pays célébré par Cooper ensuite. En effet, ce steamship est un chef-d’œuvre de constructionnavale. C’est plus qu’un vaisseau, c’est une ville flottante, un morceau de comté, détaché du sol anglais, qui, après avoir traversé la mer, va se souder au continent américain. Je me figurais cette masse énorme emportée sur les flots, sa lutte contre les vents qu’elle défie, son audace devant la mer impuissante, son indifférence à la lame, sa stabilité au milieu de cet élément qui secoue comme deschaloupes les Warriors et les
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Solférinos. Mais mon imagination s’était arrêtée en deçà. Toutes ces choses, je les vis pendant cette traversée, et bien d’autres encore qui ne sont plus du Domaine maritime. Si le Great Eastern n’est pas seulement une machine nautique, si c’est un microcosme et s’il emporte un monde avec lui, un observateur ne s’étonnera pas d’y rencontrer, comme sur un plusgrand théâtre, tous les instincts, tous les ridicules, toutes les passions des hommes. En quittant la gare, je me rendis à l’hôtel Adelphi. Le départ du Great Eastern était annoncé pour le 20 mars. Désirant suivre les derniers préparatifs, je fis demander au capitaine Anderson, commandant du steamship, la permission de m’installer immédiatement à bord. Il m’y autorisa fort obligeamment. Le lendemain,je descendis vers les bassins qui forment une double lisière de docks sur les rives de la Mersey. Les ponts tournants me permirent d’atteindre le quai de New-Prince, sorte de radeau mobile qui suit les mouvements de la marée. C’est une place d’embarquement pour les
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nombreux boats qui font le service de Birkenhead, annexe de Liverpool, située sur la rive gauche de la Mersey. Cette Mersey,comme la Tamise, n’est qu’une insignifiante rivière, indigne du nom de fleuve, bien qu’elle se jette à la mer. C’est une vaste dépression du sol, remplie d’eau, un véritable trou que sa profondeur rend propre à recevoir des navires du plus fort tonnage. Tel le Great Eastern, auquel la plupart des autres ports du monde sont rigoureusement interdits. Grâce à cette disposition naturelle, ces ruisseauxde la Tamise et de la Mersey ont vu se fonder presque à leur embouchure, deux immenses villes de commerce, Londres et Liverpool ; de même et à peu près pour des considérations identiques, Glasgow sur la rivière Clyde. À la cale de New-Prince chauffait un tender, petit bateau à vapeur, affecté au service du Great Eastern. Je m’installai sur le pont, déjà encombré d’ouvriers et de manœuvres qui serendaient à bord du steamship. Quand sept heures du matin sonnèrent à la tour Victoria, le tender largua ses
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amarres et suivit à grande vitesse le flot montant de la Mersey. À peine avait-il débordé que j’aperçus sur la cale un jeune homme de grande taille, ayant cette physionomie aristocratique qui distingue l’officier anglais. Je crus reconnaître en lui un de mes amis, capitaine à...
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