Mémoire de singe et paroles d’homme, (1983)

Pages: 2 (272 mots) Publié le: 16 janvier 2012
Dès que l’enfant paraît, le monde alentour met à sa disposition un climat affectif, un langage, des outils
et une culture avec lesquels l’enfant vaarticuler ses capacités génétiques et neuropsychiques. Ce n’est
qu’en interaction avec son milieu que le petit humain pourra enclencher, développer et exprimerses
capacités.
Sans milieu, l’individu ne peut même pas devenir un individu.
Il suffit de voir ce que donnent les enfants sauvages. Leur équipementgénétique semble intact et pourtant,
ils marchent à quatre pattes, ils sont déformés et ne savent ni parler, ni communiquer, ni même regarder
les autres.Lévi-Strauss(1) pense que les enfants sauvages illustrent ce que donnerait la nature humaine s’il n’y avait
pas de culture.
Pour un éthologue(2), c’est malposer le problème que de le poser en termes de disjonction entre la nature et
la culture. L’un sans l’autre ne peuvent fonctionner.
L’enfant-loup nereprésente pas ce que donnerait la nature avant la culture, puisque sa nature ne peut ni se
développer ni s’exprimer s’il n’y a pas de culture. L’enfant sauvagen’est pas un enfant de la nature, puisque
par nature, l’homme ne peut fonctionner que dans une culture. Cet être vivant possède, par nature,
le cerveaule plus apte à créer la culture qui façonnera ce cerveau.
Ce n’est pas l’homme qui existe, c’est l’humanité.
Boris CYRULNIK, Mémoire de singe et parolesd’homme, (1983)
(1) Anthropologue français (1908-2009)
(2) Éthologue: spécialiste qui étudie le comportement des animaux dans leur milieu naturel.
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