Philo

9668 mots 39 pages
La morale

Introduction :

Au nom de quoi imposer des règles, des normes, ou des lois morales valables pour tous ? Ne peut-on pas au contraire souscrire à la thèse relativiste à chacun sa morale ? Qui est une reformulation du principe : à chacun selon ses choix ? Il est clair que la question morale aura à voir avec celle de la liberté et des différentes manières de la concevoir. Sans aucun doute, une morale hédoniste ne pensera pas la liberté comme une morale du devoir. Cependant, il est possible d’opérer une critique du principe relativiste, selon lequel il est impossible de ne parvenir à aucune certitude, tant en ce qui concerne la vérité que pour la question morale. En effet, la proposition s’énonce surtout comme un refus de laisser mettre en question ses propres actions, ou comme si le simple fait de revendiquer ou d’assumer un choix en assurait la légitimité. En réalité, une position strictement relativiste ne tient pas face à une analyse sérieuse du concept de morale, elle révèle bien davantage l’enfermement dans les opinions, les certitudes non questionnées, ou l’égoïsme qui nous fait bien souvent préférer au bien nos choix subjectifs et partiaux. S’il s’agit en revanche de critiquer la généralité parfois vide de la morale, pour lui objecter la complexité concrète des situations et des contextes, l’enjeu change de sens.

La morale a trait au premier abord aux notions de bien et de mal. Elle relève de la catégorie du normatif, c'est-à-dire de la capacité humaine de juger les actes en leur attribuant une valeur. Elle polarise donc le sens de l’action humaine selon des valeurs, ce qu’indique le terme d’axiologie.

Cette capacité renvoie à deux dimensions fondamentales : l’une sociologique, dans la mesure où toutes les sociétés humaines ordonnent le monde en fonction de la polarité des valeurs, même si la valorisation change (ce qui est perçu comme bon peut être considéré comme mauvais dans d’autres civilisations, à d’autres époques, selon telle ou telle

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