« Philosopher, c’est secouer le joug de l’autorité »

Pages: 7 (1634 mots) Publié le: 24 avril 2010
Dissertation n°1 :
« Philosopher, c’est secouer le joug de l’autorité »
En quoi cette définition éclaire-t-elle sur la littérature des lumières ?

I. Analyse du sujet.

• Philosopher : raisonner, argumenter sur un sujet quel q’il soit. Réflexion sur l’homme, la nature, la société, la morale, la liberté, etc.

La réflexion se fonde sur la raison, l’observation de faits et nonplus sur la croyance : on se libère donc de la religion.
Idée de droit naturel : les hommes sont par nature libres et égaux. Un gouvernement éclairé doit trouver une organisation sociale et politique qui garantisse ces droits. Le fanatisme est opposé aux droits naturels : confiance aveugle en ses propres croyances et désir de les imposer.
Au XVIII° siècle, le philosophe s’intéresse au développementde la société, aux respect des droits naturels, à l’idée de bonheur.
Attachement au savoir et à sa diffusion : Encyclopédie.
• Joug : contrainte matérielle ou morale.
Œuvres censurées :
L’Encyclopédie.
Manon Lescaut, Abbé Prévost : histoire d’un amour impossible entre Manon et le chevalier des Grieux, prêt à entrer en religion. La fatalité d’acharne contre eux et le lecteur est amené àcondamner l’ordre social et à revendiquer le droit au bonheur. Le roman fait scandale pour cause de violence contre le pouvoir et absence de moralité.

• Autorité : celui ou ceux qui commandent, prennent les décisions, se font obéïr. Au XVIII°, il y a deux formes d’autorité remarquables : l’autorité politique et l’autorité religieuse, autrement dit, le roi et l’église.
• Autoritéreligieuse : gouverne les âmes, la morale, dit le bien et le mal, la façon de mener sa vie, dicte aussi ce qui est vrai, et ce qui ne l’est pas.
    Lorsqu'une fois le fanatisme a gangrené un cerveau, la maladie est presque incurable. J'ai vu des convulsionnaires (6) qui, en parlant des miracles de saint Pâris, s'échauffaient par degrés malgré eux: leurs yeux s'enflammaient, leurs membrestremblaient, la fureur défigurait leur visage, et ils auraient tués quiconque les eût contredits.
    Il n'y a d'autre remède à cette maladie épidémique que l'esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les moeurs des hommes, et qui prévient les accès du mal; car, dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir, et attendre que l'air soit purifié. Les lois et la religion nesuffisent pas contre la peste des âmes; la religion, loin d'être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés.
Voltaire, Fanatisme in Dictionnaire philosophique portatif.

Cf De l’horrible danger de la lecture, Voltaire.
1759 : le pape Clément II condamne l’Encyclopédie. Le conseil du roi ordonne l’arrêt de la publication. Elle se poursuivra de manièreplus ou moins clandestine.
• Autorité politique : la monarchie absolue. Imposée ou résultat d’un accord entre l’autorité et un peuple.
Cf Diderot, article Autorité politique.
L’autorité politique s’appuie sur la religion : roi de droit divin. Ceci est remis en cause par les philosophes.
Nous considérons comme absolues ces vérités:
    que les hommes sont crééségaux, qu'ils sont investis par leur Créateur de certains droits inaliénables parmi lesquels figurent la vie, la liberté et l'aspiration au bonheur;
    que, pour assurer ces droits, sont institués parmi les hommes des gouvernements qui tiennent leurs justes pouvoirs du consentement de ceux qu'ils gouvernent;
    que, chaque fois qu'une forme de pouvoir va à l'encontre de ces finshumaines, les peuples ont le droit de changer ou d'abolir leur gouvernement, d'instituer un nouveau régime sur des bases et avec une constitution telles que leur sécurité et leur bonheur futurs semblent assurés avec le plus de probabilité.
Thomas Jefferson, Déclaration d’indépendance des états unis d’amérique.1776

L’autorité politique doit être un instrument dont le rôle est de...
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