Sui-je conscient de ce qui m'arrive ? philosophie

Pages: 11 (2724 mots) Publié le: 24 février 2013
Suis-je conscient de ce qui m’arrive ?

Introduction :

La notion de conscience a toujours intéressé la philosophie, car elle est plus ou moins présente dans sa définition même : ainsi pour Socrate, la philosophie est une entreprise qui nous enjoint à prendre conscience de nos préjugés, et par là, a pouvoir mieux nous connaitre nous et le monde qui nous entoure. Philosopher, c’estprendre conscience de quelque chose, afin de se rendre compte de soi.
La conscience, en latin conscientia qui vient de scire, le savoir, un phénomène de savoir et de connaissance par lequel je suis capable de réfléchir. La connaissance qu’a l’homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu’elle a de faire retour sur elle-même est toujours égalementconscience de soi, c’est elle qui fait de l’homme un sujet, capable de penser le monde qui l’entoure. Une conscience morale sur un jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d’autrui. La conscience psychologique qui permet aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui
Les difficultés qui se présententen premier lieu sont de savoir si la conscience peut s’affirmer comme une source de connaissance. Est-ce que le fait d’avoir conscience suffit à faire apparaître une première vérité ? On se demande alors si la conscience de soi, au sein de laquelle le sujet et l’objet sont la même personne, ceci exprime notre véritable identité ou admet que celle-ci n’est qu’une représentation de soi qui, en rienne correspond à notre être ? L’Homme est entièrement responsable de ses actes.

I) La conscience se définit-t-elle comme première vérité ?

A- La conscience et l’épreuve du doute

La première certitude que j'ai est donc celle de mon existence, mais comme pure pensée, puisque, en toute rigueur, je n'ai pas encore de preuve de l'existence de mon corps. Quand bien même je nierais que lemonde existe, que mon corps existe, que je puisse penser correctement, je ne pourrais remettre en cause ce fait : je pense, et par suite, je suis. La volonté sceptique de douter de tout, l'idée qu'aucune vérité n'est accessible à l'homme, se brise sur ce fait : je pense.  « Voilà le roc, voilà l'argile », Voilà le point ferme grâce auquel j'échappe à la noyade dans l'océan du doute, par lequel jeretrouverai la terre ferme de la science vraie .La difficulté provient de l'interprétation à donner à ce « je ». Il n'est pas l'individu concret. Ce n'est pas Descartes, homme du XVIIème siècle, c'est tout individu pensant qui peut dire « je pense donc je suis », pour peu qu'il refasse, pour lui-même, l'expérience entreprise. Ce « je » est, par définition, désincarné ; tout ce que je peuxaffirmer, à ce moment, de l'itinéraire cartésien, c'est mon existence comme pensée, puisque, répétons-le, je dois encore, temporairement, nier l'existence du corps. Les deux conséquences majeures que Descartes tire de sa découverte sont d'une importance cruciale pour l'histoire de la philosophie. On ne peut être libre que parce qu’on est conscient, la conscience est le privilège absolu de l’homme : «  Laconscience est toujours conscience de quelque chose », Husserl XXème siècle.
Descartes veut traverser l'épreuve d'un doute radical pour découvrir une première vérité. Or il affirme : « Je suis, j'existe est nécessairement vraie toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit. »
Descartes a trouvé une connaissance absolument certaine dont il est impossible de douter etqui ne soit pas le résultat d’une déduction. Pour y arriver, il a mis en doute l'ensemble de ses connaissances, afin de voir s'il trouve quelque chose qui résiste et qui puisse servir de point de départ à son système.
Le passage de l'un à l'autre serait le fait de « prendre conscience ».Douter de sa propre existence en tant qu'existence pensante, est une nouvelle affirmation de cette existence,...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • Dissert Philosophie "Est-on responsable de ce dont on n'est pas conscient ?"
  • Dissertation philosophie suis-je conscient de ce que j'ai conscience d'être ?
  • Philosophie: suffit-il d'être conscient de soi pour être maître de soi?
  • Dissertation de philosophie
  • Je ne sui pas
  • Le conscient
  • Qui sui-je moi qui dis je?
  • Sommes-nous conscients ou avons-nous a nous rendre conscient ?

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !