A quel moment le personnage de roman est un être humain capable de souffrir et à quel moment il est comme un être de papier qui sert les objectifs de l’auteur

Pages: 6 (1309 mots) Publié le: 17 avril 2013
Dissertation du bac blanc de français.

Depuis l’invention du roman au Moyen-âge, où il était appelé roman médiéval, jusqu’à aujourd’hui encore, le personne de roman est une pure et simple création de l’auteur. C’est une personne fictive, si différenciant d’une véritable personne et ayant différentes fonctions de personnage, il peut avoir la fonction narrative, ou celle actancielle, ou encorela fictive. Néanmoins il évolue au fil des années, et selon les époques, mais aussi selon les intentions de l’auteur. Le personnage peut sembler plus vraisemblable, et ainsi sembler être un peu plus qu’une simple invention de l’auteur. Nous allons voir qu’il est parfois considéré comme une personne non fictive éprouvant de réel sentiment. Mais il peut aussi être vu par le lecteur en tant qu’êtreinventé ayant pour seul objectif d’atteindre ceux de l’auteur. Il est légitime de se demander à quel moment le personnage de roman est un être humain capable de souffrir et à quel moment il est comme un être de papier qui sert les objectifs de l’auteur.


Tout d’abord nous allons voir que le personnage peut être perçu comme une personne capable de souffrir. En effet physiquement, certainspersonnages souffrent, sont malades (Pauline, Dumas ou Une page d’amour, Zola). Ils sont décrits physiquement comme des êtres humains et le narrateur en parle de façon à ce que le lecteur s’identifie au personnage. Il prend ainsi part à ses souffrances et d’une certaine façon il éprouve de la pitié envers lui. Il suit avec intérêt ses progrès et ses échecs. Certains personnages vieillissent au fil despages c’est le du jeune sorcier Harry Potter qui grandit au court des 7 tomes.
Par ailleurs, dans les romans d’apprentissages, qui racontent l’histoire de quelqu’un en état confronté à des épreuves. Ils dénoncent généralement des problèmes sociaux. Ces romans-là se veulent réalistes et racontent des récits de vie. Comme par exemple dans les lettres Persanes, de Montesquieu, ou encore dansl’Histoire de Gil Blas de Santillane de Lessage, racontant la vie de Gil Blas, souffrant quelque peu et endurant de pénibles épreuves. Notamment dans cet extrait où il se retrouve dans l’obligation d’accomplir un meurtre malgré lui. C’est un anti-héros et cela fait naître de la compassion au lecteur. Moralement aussi le personnage peut être décrit comme quelqu’un qui souffre et le narrateur nous fait alorspartager ses sentiments. C’est ce que nous montre le personnage Jacob, dans le paysan parvenu, il confie son humiliation face aux moqueries des nobles. L’écrivain Hugo nous fait prendre conscience de ce que peut ressentir un condamné à mort dans son livre Le dernier jour d’un condamné. Voir aussi les personnages réalistes ou naturalistes et Flaubert qui écrit que « Madame de Bovary, c’est moi. »,On peut comprendre que Flaubert a plongé dans son roman au point de se mettre dans la peau de son personnage principal, et de souffrir avec elle. Ainsi le lecteur peut ressentir facilement de l’empathie pour le personnage car il s’identifie à lui.

Ensuite quand le personnage a une fonction actancielle de destinataire, il y a un grand effet de réel. Par exemple dans les romans épistolairesdu 18ème siècle, telle que les lettres portugaises de Guilleragues. Racontant la tragique romance de Marianne, qui souffre après avoir été abandonnée par un officier français. Le lecteur considère alors Marianne, cette religieuse, comme une jeune femme souffrant de cette rupture et ressent lui-même de la pitié pour elle.
Lorsque le narrateur et le personnage sont confondus c’est là que laressemblance avec l’être humain est la plus grande. Autrement dit dans les biographies fictives ou les antis biographies. Comme Châteaubriant et les Mémoires d’Outre-tombe ou Musset et la Confession d’un enfant du siècle écrire est devenu pour lui une thérapie suite à sa douloureuse séparation avec G. Stand, ou même dans le Horla, moyen pour Maupassant d’extérioriser sa souffrance psychologique....
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