L’école, l’état des savoirs

Pages: 42 (10430 mots) Publié le: 20 janvier 2011
L’école, l’état des savoirs

(sous la direction de Agnès Van Zanten) Ed. La Découverte (2000)

( L’Education nationale aujourd’hui.

Au-delà des chiffres habituellement donnés pour présenter sommairement l’Education nationale (près de 15 millions d’élèves et d’étudiants, la moitié des fonctionnaires de l’Etat employés par ce ministère qui bénéficie du cinquième du budgetnational), il convient d’étudier les objectifs, les moyens et les résultats du système éducatif français.

« Le droit à l’éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de ‘insérer dans sa vie sociale et professionnelle, d’exercer sa citoyenneté » (loi d’orientation de 1989). Ce droit à l’éducationest complété par le principe d’obligation scolaire dont découlent ceux de gratuité et de neutralité (laïcité).
Cette même loi a défini l’objectif de conduire 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat.
Le système éducatif comprend des degrés d’enseignement divisés en cycles, eux-mêmes divisés en classes (enseignement préélementaire/élémentaire – collège/lycée – troiscycles universitaires). Les procédures d’orientation règlent l’articulation entre les cycles et entre les classes.
La dépense intérieure d’éducation (DIE) inclut les dépenses de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et des ménages. Elle s’élève à près de 100 milliards d’euros. En moyenne chaque élève ou étudiant coûte plus de 7 600 euros par an à l’ensemble de la nation.Représentant environ 60 % de cette DIE, le budget du ministère est aujourd’hui essentiellement consacré à la rémunération des personnels (la décentralisation ayant dévolu la construction et l’entretien des bâtiments essentiellement aux collectivités).
Destinés à faciliter l’accès à l’éducation, les crédits d’aide aux familles et aux élèves regroupent les différentes bourses, les fondssociaux des collèges et lycées, l’exonération des droits d’inscription, la gratuité des manuels, les internats et le financement des ZEP.

L’Education nationale est organisée selon une structure hiérarchique qui comprend quatre niveaux.
Au niveau central, le ministère assume deux types de responsabilités : des responsabilités gouvernementales par la mise en œuvre, auniveau du département ministériel, de la politique générale définie par le Premier ministre et des responsabilités administratives à la tête d’une administration (services centraux, déconcentrés et établissements) comptant 1,2 million de personnes. Le ministère proprement dit regroupe 4000 fonctionnaires. Depuis que les mesures de déconcentration se sont développées, l’administration centrale exerceessentiellement des tâches de réglementation de l’action administrative, qu’il revient aux services déconcentrés de mettre en œuvre. Cette réglementation concerne particulièrement la définition du curriculum (parcours éducatifs, programmes et méthodes d’enseignement, définition des examens, procédures d’orientation), les modalités de gestion des personnels (règles de gestion des carrières, règles dumouvement), les règles de répartition des moyens budgétaires entre les académies et les universités, le contrôle de l’application des directives et l’évaluation des résultats obtenus par le biais des inspections générales.
Les recteurs constituent le second niveau de la hiérarchie. Représentants directs et personnels du ministre, ils ont pour mission de mettre en œuvre la politiquedéfinie par le ministère au sein de l’Académie. Le recteur échappe, pour une grande partie, à la supervision du préfet de région dont les compétences ne s’appliquent pas à l’exercice des missions relatives au contenu et à l’organisation de l’action éducative, ainsi qu’à la gestion des personnels et des établissements qui y concourent. Il dispose ainsi d’une grande autonomie administrative (qui...
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