« L’oisiveté est la mère de tous les vices, mais aussi de toutes les vertus. », alain. qu’en pensez-vous ?

Pages: 9 (2074 mots) Publié le: 11 février 2013
« L’oisiveté est la mère de tous les vices, mais aussi de toutes les vertus. », ALAIN.
Qu’en pensez-vous ?

Introduction : Alain, philosophe français de la première moitié du XXème siècle, affirme: « L’oisiveté est la mère de tous les vices, mais aussi de toutes les vertus. ». Il établit une aporie soulevée dès l’origine de la philosophie. Ce paradoxe a traversé l’histoire et les différentesorganisations sociales. Dans les mentalités communes, l’oisiveté, souvent assimilée au désœuvrement fait toujours l’objet de jugements moraux défavorables, tandis que le travail est valorisé.
Si l’oisiveté est la source de tous les vices, comment peut-elle être dans le même temps l’origine de toutes les vertus ?

I. L’oisiveté est la mère de tous les vices
1. Si on entend que l’oisivetésignifie désœuvrement, on exalte alors le travail. Dans notre société actuelle le travail est culturellement valorisé. Travailler est une bonne conduite acceptée par tous. Le christianisme a profondément influencé la culture occidentale. Dans la Bible, les récits sur le travail en font un éloge. Le travail est donc fortement ancré dans notre civilisation depuis deux millénaires et communément acceptéspar les individus de notre société occidentale.
Lorsque Adam pêche, Dieu lui dit : « A la sueur de ton visage tu mangeras du pain » (Genèse III, 17). Adam doit maintenant travailler pour subvenir à ses besoins primaires comme celui de la faim. C’est une nécessité vitale. Il devient le premier homme sur la terre et tout homme est contraint de travailler pour vivre.
Le travail étant contrainteet punition, personne n’accepterait de travailler gratuitement et sans intérêt final. Si l’on allait voir, par exemple, n’importe quelle personne ayant un métier et qu’on lui demandait « Pourquoi travaillez-vous et travailleriez vous gratuitement? », elle nous répondrais certainement « Gratuitement non ! Je travail pour gagner ma vie ! ». Gagner sa vie ou plutôt travailler pour obtenir un salaireafin d’acheter de quoi se nourrir et rester en vie. L’homme ne travail donc qu’en vue d’autre chose, c’est-à-dire pour vivre. Le travail est une solution ou un moyen pour répondre aux besoins primaires de l’homme.
Bien qu’étant d’une certaine façon contraint, le travail est valorisant pour l’homme. Il lui donne un but. Le travail permet de produire des richesses que l’on peut transmettre,échanger ou thésauriser. Les richesse produites servent l’homme lui même. Il peut réussir dorénavant à « humaniser la nature » au service de ses propres intérêts. Tout cela grâce à des connaissances solides et la maîtrise des techniques qui proviennent de grands travaux. On peut guérir un homme grâce aux recherches des scientifiques et des laboratoires. Descartes montre, par exemple, que la médecine estun grand bien pour l’homme en affirmant dans Le Discours sur la méthode (1637) que « Ce qui n’est pas seulement à désirer pour l’invention d’une infinité d’artifices qui feraient qu’on jouirait sans aucune peine des fruits de la terre et de toutes ses commodités qui s’y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement detous les autres biens de cette vie. » Le travail permet donc une évolution des techniques au bénéfice des hommes.
En travaillant, l’individu à une meilleure estime de lui-même car dans ce qu’il produit, il crée une part de lui-même et affirme son individualité. Il est ainsi le créateur autonome de ses progrès et succès. Le travail permet de se réaliser avec et à l’aide d’autres individus quitravaillent pour un but, des idéaux, des valeurs. Ce qui est dans nos sociétés industrialisées modernes, la complémentarité collective du travail. Marx parle du travail comme s’il s’agissait d’une « joie spirituelle », en affirmant que « Nos productions seraient autant de miroirs où nos être rayonneraient l’un vers l’autre » (Manuscrit de 1844). Le travail aide autant l’individu à se transformer,...
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