L'assommoir Zola Chapitre 10 Commentaire composé

Pages: 8 (1777 mots) Publié le: 21 août 2014
L’Assommoir est un roman écrit par Émile Zola et publié en 1877, il appartient au mouvement littéraire naturaliste, dont Zola en a été le principal fondateur. Le naturalisme affirme la volonté de décrire la réalité telle qu’elle est et non telle qu’elle ne devrait être. Un assommoir, dont le titre y fait référence, est un débit de boissons où les gens du peuple s’assomment d’alcool.Cet extrait décrit un sombre tableau de la réalité des gens de la classe ouvrière à travers la misère et la famine.
De quelle façon Émile Zola dénonce-t-il la misère de la classe ouvrière?

Nous étudierons d’abord le tableau pathétique que fait Zola de la classe ouvrière, puis nous analyserons les deux personnages du Père Bru et de Gervaise aux attitudes contrastées pour enfinpréciser la prise de conscience de la misère.


Zola dresse dans cet extrait un tableau pathétique de la classe ouvrière par de nombreux procédés. Il installe d’abord un univers sordide appuyé par la personnification de la famine qui devient un personnage symbolique: «  Gervaise souffrait encore des faims qu’elle entendait râler autour d’elle » (l.1-2), « La faim ne le faisait même plussortir » (l. 11-12). Le champ lexical de la faim est très présent dans le texte : «  faim » (l.1), « ne pas avoir du pain tout les jours » (l. 3), « odeurs de cuisine » (l.4), « ventre vide » (l.5), « mioches affamés » (l.6), « des familles qui se mangeait pour tromper leur estomac » (l. 6-7), « bouche tendues » (l.8), « faute de nourriture » (l.9), « faim » (l.11), « appétit » (l.12), « senourrissant uniquement de lui-même » (l.20-21), et on la retrouve également dans la comparaison ligne 5 : «  les murs sonnaient creux, comme des ventres vides ». Cet univers sordide est considéré comme un monde d’exclus : « coin des pouilleux » (l.2), « dans son trou sous le petit escalier » (l.10).
On y découvre une atmosphère angoissante notamment provoquée par le champ lexical de la misère et de lasouffrance : « existence enragée par la misère » (l.1), « souffrait » (l.1), « râler » (l.2), « silence de crevaison » (l.5), « des danses s’élevaient » (l.5-6), « larmes de femmes » (l.6), « plaintes de mioches affamés » (l.6), « crampe au gosier générale » (l.7), « cet air, où les moucherons eux-mêmes n’auraient pas pu vivre » (l.8-9), « pitié » (l.9), « la mort qui l’oubliait » (l.15).
On laremarque aussi par un contraste entre les sons puisque l’on retrouve le champ lexical des cris et des lamentations ainsi que celui du silence : « entendait râler autour d’elle » (l.2), « des danses s’élevaient » (l.5-6), « des larmes de femmes » (l.6), « des plaintes de mioches » (l.6) et « silence de crevaison » (l.5), « les murs sonnaient creux comme des ventres vides» (l.5), « une crampe augosier générale » (l.7).
De par ces procédés, Zola plonge le lecteur dans une atmosphère sordide, provoquant chez ce dernier un sentiment de compassion envers les personnages.


Gervaise et le père Bru sont deux personnages avec des attitudes très contrastées, notamment de par leur humanité. On peut remarquer qu’il reste à Gervaise encore un peu d’humanité. Certes, elle une opiniondéfavorable du genre humain, ou du moins masculin : « Si elle devenait mauvaise et détestait les hommes, à cause de son mari » (l.15-16), mais elle a du cœur et de la compassion, autant pour les autres habitants du coin des pouilleux : « Gervaise souffrait encore des faims qu'elle entendait râler autour d'elle » (.1-2), que pour les animaux : « elle plaignait toujours bien sincèrement lesanimaux » (l.16-17) ainsi que pour le père Bru : « Mais la grande pitié de Gervaise était surtout le père Bru » (l.9-10), « Gervaise, dès qu’elle avait du pain, lui jetait des croûtes » (l.15), « Elle en gardait un poids sur le cœur, de le savoir continuellement là, de l'autre côté du corridor, abandonné de Dieu et des hommes » (l.19-20).
Tandis que l’on peux remarquer que le père Bru a perdu toute...
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