le bourgeois gentilhomme

2542 mots 11 pages
Khôlle français n°2Le Bourgeois gentilhomme est une comédie ballet en cinq actes écrite en prose (sauf les entrées de ballet qui sont en vers), accompagnée par une musique de Jean-Baptiste Lully
Écrit par Molière, Le Bourgeois gentilhomme fut représenté pour la première fois le 14 octobre 1670, devant la cour de Louis XIV.
Cette pièce fait la satire de M. Jourdain un bourgeois qui fait tout pour devenir quelqu’un de noble : il veut effectivement acquérir les manières des gens de qualités.
En effet,
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Il serait capable de faire une sorte de classement avec les “gens de qualité” et les autres. → on peut se douter que le tailleur se moque de lui et lui aussi essaye de le faire payer un maximum en le manipulant.
15 : le maître de musique insiste lui aussi, encore une fois, sur la moquerie en disant “à merveille” : on voit une exagération donc une hyperbole pour mettre en relief le comique de la situation
Donc, en plus de son apparence, Monsieur Jourdain cherche aussi à paraître gentilhomme dans son comportement et dans l’image qu’il renvoie aux autres, qui n’est pas celle d’un noble à son plus grand dam.16 : Il répète 2 fois “laquais” qui est la fonction de leur personnage ; il ne les considèrent seulement comme des employés pas comme des hommes ; il se sent largement supérieur. Il appuie sa supériorité par le fait de préciser le nombre ; il peut se permettre d’en avoir deux.
On peut dire avoir car il utilise aussi le “mes” → il possède des” personnes”, ils sont sa propriété 17 : Ces derniers doivent être habitués : “Que voulez-vous" on suppose donc qu’il est lassé que ça ne doit pas être la première fois qu’il l’interpelle. Il utilise pour désigner Monsieur
Jourdain le nom : “Monsieur” : on note ici non pas la présence mais l’absence de titre. On l'appelle monsieur car c’est l’employeur mais pas plus de marque de respect.
18 : D’ailleurs il n’a pas de remords à importuner les autres il répond “Rien”. Il affirme son pouvoir en utilisant ce droit mais aussi en disant “c’est pour voir si vous m’entendez bien” →
Cette phrase semble bizarre car il oppose le verbe “voir” et “entendre” qui sont deux sens différents ce qui confirme l’absurdité de la situation. Juste après dans la même réplique l’auteur a placé une didascalie interne“(aux 2 maîtres)" qui est la première vrai indication scénique Il enchaîne avec la question “Que dites-vous” : une question qui n’attend pas de réponse négative mais seulement une réponse positive
Il demande l’avis sur ses "livrées" donc sur l’allure des laquais → ils ne sont réduit qu’à leur tenue qui ne leur appartient même pas.
20 : Puis, dans la réplique suivante l’auteur décrit le tenue de Jourdain dans les didascalie qui est faite de “velours rouge” et “velours vert” il y a une multiplication des couleurs qui font penser à un bouffon ; en effet on peut faire le parallèle car il amuse les gens autour de lui à son insu. D’ailleurs il “s’enfonce” en disant “encore” donc il est lui-même conscient de l’ accumulation ; c’est l’effet qu’il veut faire ressortir : le nombre de ses habitats remarquables comme son “petit déshabillé” qui sert uniquement dans une seule situation (comme les gens de qualité) “pour faire le matin ses exercices”.
21 : Le maître de musique le qualifie de “galant” cad que c’est un bon ornement mais il s’agit d’un compliment moins grandiose que les autres : qu’ils ne pensent pas
22,23,24,25 : on observe une stichomythie entre les laquais et M. Jourdain c'est-à-dire un dialogue où les interlocuteurs se répondent vers pour vers avec des répliques courtes, ce qui produit un rythme particulièrement rapide. De + ça appui le comique car il y a une incompréhension qui vient du sentiment de supériorité de Jourdain qui ne précise pas qui il appelle 26 : Par contre, dans la réplique suivante il précise sur quoi il veut qu’on le complimente il va dire “tenez ma robe” en posant la question il présuppose la réponse en disant “bien” ; il sait que ses employé ne peuvent pas le critiquer et en profite donc pour entendre ce qu’il veut entendre28 : Enfin il ne parle plus que de lui et s'intéresse à pourquoi ces interlocuteurs sont présents il parle de "votre" “affaire”. Il utilise encore une fois un vocabulaire qui n’est pas précis et plutôt dégradant pour leurs domaines
29 : Le maître de musique répond au conditionnel car il se sent obligé de demander dans un certain sens l’autorisation d’enfin présenter son travail : “je voudrais bien”. Il précise que
Jourdain n’aura rien à faire “vous faire entendre” : il le considère comme quelqu’un qui est à peine capable de se concentrer ; de fait pas “digne” de son art. Pourtant c’est lui qui l’a commandé : “... que vous m’avez commandé" donc le spectateur comprend donc que M.
Jourdain est le commanditaire de ce travail mais pourtant il ne s’y connaît pas puisqu’il n’a pas le vocabulaire adapté. il attire la pitié et surtout la moquerie.
Cette ignorance à pour conséquence que le maître s’adapte à son commanditaire en utilisant le terme “sortes de choses” pour parler de son travail,
On comprend que le maître de musique ne perd pas de temps pour des envies aussi futiles que celle de M. Jourdain car ce sont ces écoliers qui s’en occupe mais juste après il se défend en justifiant le talent supposé de son élève qui est admirable.
30 : au début de sa réplique M.Jourdain n’ose pas contredire le maître, il commence par
“oui” car dans cette scène les maîtres sont les référents du bon goût., malgré cela il est assez suffisant et imbu de lui-même pour penser que le travail d’un écolier n’est pas assez bien pour lui.
Pour insister sur ce qu’il pense mériter, il remet en cause les capacités du maître en demandant “vous n’étiez pas trop bon vous-même” il le rabaisse et continuer à le rabaisser lui et son art il utilise le terme de “besogne” : il le disqualifie et change totalement le sens principal de l’art et le transforme en une corvée, en ce qui est nécessaire. Le “là” peut être interprété de différente manière mais plutôt du dédain
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Il précise que
Jourdain n’aura rien à faire “vous faire entendre” : il le considère comme quelqu’un qui est à peine capable de se concentrer ; de fait pas “digne” de son art. Pourtant c’est lui qui l’a commandé : “... que vous m’avez commandé" donc le spectateur comprend donc que M.
Jourdain est le commanditaire de ce travail mais pourtant il ne s’y connaît pas puisqu’il n’a pas le vocabulaire adapté. il attire la pitié et surtout la moquerie.
Cette ignorance à pour conséquence que le maître s’adapte à son commanditaire en utilisant le terme “sortes de choses” pour parler de son travail,
On comprend que le maître de musique ne perd pas de temps pour des envies aussi futiles que celle de M. Jourdain car ce sont ces écoliers qui s’en occupe mais juste après il se défend en justifiant le talent supposé de son élève qui est admirable.
30 : au début de sa réplique M.Jourdain n’ose pas contredire le maître, il commence par
“oui” car dans cette scène les maîtres sont les référents du bon goût., malgré cela il est assez suffisant et imbu de lui-même pour penser que le travail d’un écolier n’est pas assez bien pour lui.
Pour insister sur ce qu’il pense mériter, il remet en cause les capacités du maître en demandant “vous n’étiez pas trop bon vous-même” il le rabaisse et continuer à le rabaisser lui et son art il utilise le terme de “besogne” : il le disqualifie et change totalement le sens principal de l’art et le transforme en une corvée, en ce qui est nécessaire. Le “là” peut être interprété de différente manière mais plutôt du dédain
31 : Pour se justifier le maître de musique donne un ordre sous la forme de conseil :“il ne faut pas”. Il essaie, encore une fois, de l'entourlouper en prétextant que si il croit que ce sera moins bien car ça vient d’un écolier : alors il se fera abuser : ce qui n’est pas digne d’un gentilhomme. En + il utilise l’ exagération → “autant que les plus grands maîtres" car quand on s'arrête précisément sur la définition : les maîtres apprennent aux élèves. C’est encore plus exagéré avec “aussi beau qu’il puisse s’en faire”. il lui demande seulement d’écouter, pas d'émettre un jugement ou quoi que ce soit car il considère qu’il en est incapable
32 : Il parait idiot avec la dernière réplique de cette scène avec la phrase “donnez-moi ma robe pour mieux entendre”. C’est absurde car l’habit n’a aucun rapport avec l’écoute d’un air.
Sauf que pour M.Jourdain tout est question d’apparence ; il veut donc être un gentilhomme mais pour autant il n’en a que l’habit car il ne s’interresse que d’apparence pas à ce qui fait un “vrai” gentilhomme
D’1 point de vue scénique on remarque la présence de points de suspension à deux reprises dans réplique ça pourrait être une didascalie interne qui indiquerai une hésitation du personnage. “attendez” → il donne un ordre car il a le pouvoir des déplacements des autres personnages et il en profite (rappelons qu’il est arrivé avec du retard) + se pouvoir avec
“redonnez-la-moi”“cela ira mieux” → = ça semblera mieux aux yeux des autres car c’est la seule chose qui l'intéresse : ressembler
Cet extrait présente donc un personnage vaniteux qui va essayer malgré son milieu d’origine de s’élever socialement. Cette élévation, bien que voulue, est impossible notamment à cause de son habitus un terme défini par les sociologue comme la marque du milieu d’origine d’un individu. Il n’arrive pas à s’en dissocier, on le voit notamment dans son rapport avec les arts. De ce fait, cette scène a un grand potentiel comique et satirique.
Molière offrira alors ce qu’il est aujourd’hui possible de qualifier une analyse sociologique;
Nota Bene :
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