Échec au gouverneur

par

Résumé

Dans un pays en guerre, un
certain gouverneur, que personne n’a jamais vu, impose à ses sujets une dictature
sanglante. Un soir, Joseph, le narrateur, est capturé chez lui par des
militaires sur ordre du colonel Brunner, sous les yeux de sa mère et sa sœur
Maria. Après avoir été séparé de son père, lui aussi emmené pour avoir diffusé
des écrits contre l’État, Joseph est escorté jusqu’au gouverneur, un homme
froid au crâne rasé. Celui-ci le rebaptise Claudio. Il devra s’occuper d’Umar,
son animal de compagnie, mi-chien mi-loup.

Un
jour, Claudio accepte de jouer une partie d’échecs avec le dictateur. Ce
dernier, connu pour adorer tricher à ce jeu, ment en affirmant avoir autrefois
battu un grand joueur d’échecs nommé Romanovitch. Or cet homme se trouve être
le père de Claudio, qui se garde toutefois de le signaler. Pour venger son
père, Claudio décide de tromper le gouverneur en perdant délibérément chaque
partie pour le mettre en confiance.

Un
jour, en pleine partie, le dictateur envoie Claudio promener Umar afin de
parler seul à seul avec le colonel Sudski. Au retour de Claude, le gouverneur
lui annonce que son armée est en déroute et que tous les enfants de plus de 14
ans (au lieu de 16 auparavant) devront aller combattre. Claudio s’inquiète
alors pour sa sœur. Au même moment, il remarque que le gouverneur a triché pendant son absence et changé les pions de
place. Claudio le lui fait remarquer. Ce
dernier est alors pris de panique et tout en cherchant une excuse remet le bon
ordre dans les pions. Claudio profite alors de la situation pour demander à ce
que le gouverneur revienne sur sa décision d’envoyer des enfants combattre, le
menaçant de ne plus jouer avec lui. Contraint, le dictateur décide alors que les enfants et les femmes travailleront dans les usines à la place. Voyant qu’il perd
la partie, il abandonne le jeu.

Le
jour suivant, le gouverneur décide de jouer
avec les noirs, plutôt que les blancs choisis la veille, mais il perd également
la partie. À ce moment Hermann, le secrétaire
particulier du gouverneur, entre pour essayer de résonner celui-ci en lui
soutenant que la situation au front empire. Il est aidé en cela du ministre de
l’Intérieur, Naundorff, qui annonce que plusieurs groupes de manifestants,
composés de femmes et d’enfants, convergent vers la place de la Victoire
Absolue en saccageant tout sur leur passage. Le gouverneur et ses hommes, ainsi
que Claudio, se dirigent alors vers l’Observatoire, une partie du palais qui domine
la ville. De là-haut, ils aperçoivent une petite fille que le héros assimile à
Maria. Montée sur une statue en bronze représentant le dictateur sur un cheval,
elle décide de la détruire à coups de marteau. Une « statue de la liberté »
faite de bois et de tissus est érigée par les manifestants.

Le
gouverneur envoie alors les forces anti-émeute frapper la foule. Entre le bruit
des armes automatiques et des canons à eau, Claudio perd connaissance. Il se
réveille quelques heures plus tard dans le bureau du gouverneur au côté de
Martha, la servante, qui se révèle être son alliée. Elle aussi a perdu toute
trace de son mari et de son fils. Leur conversation est interrompue par
l’arrivée du dictateur, qui après avoir maté la foule, instaure un état de
siège et un couvre-feu.

Le
gouverneur tente ensuite de profiter de l’état de faiblesse de Claudio pour gagner
une partie d’échecs contre lui. Au cours de la partie, Claudio demande au
gouverneur de renommer la place de la Victoire Absolue en « Place des
Innocents ». Choqué par cette demande, il ne se rend pas compte qu’il est
mis en échec dans la partie et qu’il commence à l’être dans sa dictature. Car
Claudio, continuant à jouer, avance que les manifestants sont devenus des
martyrs et que si la répression continue, il y aura de plus en plus de révolte.
Trouvant l’idée plutôt bonne, le gouverneur accepte.

Mais
Claudio continue à mettre son plan à exécution en demandant à jouer les yeux
bandés pendant vingt-deux coups, comme son père l’avait fait autrefois. Le
gouverneur accepte là encore et se voit mis échec et mat. Décontenancé, il
demande alors à Claudio s’il est le fils de Romanovitch, qui l’avait battu
autrefois. L’enfant avoue enfin.

Ils
sont interrompus par le colonel Sudski, qui se trouve être désormais du côté
des manifestants. Celui-ci annonce la création d’un gouvernement provisoire
pour remplacer le gouverneur. Des pourparlers sont en cours pour instaurer la
démocratie. Le dictateur est prié de suivre le
colonel
pour être mis en
prison. Il se coupe alors les veines avec un grattoir mais pris de peur, invite
finalement Umar à lécher la plaie. Toutefois l’animal, excité par le sang,
dévore son maître.

Claudio
redevenu Joseph est emmené par Martha jusqu’au bureau d’Hermann où il retrouve
la trace de son père, signalé toujours en vie sur un papier. Martha a moins de
chance : son mari et son fils sont morts. Claudio et Martha se promettent
alors de se retrouver lors des procès qui vont avoir lieu, pour réclamer
justice.

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