Table des matières

La Croix des pauvres

par

Résumé

Résumé détaillé


 

 

Chapitre I

L’histoire commence en Auvergne en 1096.
Mathieu Boveret, 18 ans, serf au service du comte de Vaugremont, refuse de
devenir serviteur au château ; il trouve plus digne de travailler aux
champs avec sa famille. Le comte ne pouvant admettre un refus, Mathieu est
contraint de fuir.

 

Chapitre II

Se remémorant le déchirement des adieux, et
notamment le cadeau de départ de sa sœur, une petite croix de buis, Mathieu
avance vers l’inconnu. Il croise sur sa route un cavalier qui, le
reconnaissant, comprend que le jeune homme est en fuite. Mathieu, pris de
fureur, le tue.

 

Chapitre III

Cela fait quatre jours que Mathieu marche sans
but et sans nourriture, quand il rencontre trois hommes n’arrivant pas à
désembourber leur charrette ; son savoir-faire d’homme des champs lui
permet de les aider. Les trois hommes l’accueillent avec bienveillance et lui
conseillent de devenir serf auprès du baron des Coudrets, seigneur plus
généreux et compréhensif que le comte de Vaugremont. Mais bientôt les trois
hommes se font chasser par un groupe de brigands, qui imposent à Mathieu de
choisir entre ces deux options : intégrer le groupe et jurer allégeance au
chef, ou mourir.

 

Chapitre IV

Mathieu choisit de rejoindre le groupe après
s’être assuré qu’il n’aura pas à tuer. On lui trace alors sur la peau, avec une
lame, un signe d’appartenance, afin qu’il ne puisse jamais renier sa portion
d’existence chez les brigands. Au fil des jours, Mathieu s’habitue à ce nouveau
mode de vie et devient suffisamment familier avec la bande, notamment un
certain Le Borgne, pour les interroger sur leur passé. À cette occasion, il
découvre que tous les brigands, sans exception, sont des anciens serfs avides
de liberté.

 

Chapitre V

Les brigands capturent un trio de prêtres.
Alors qu’on va l’exécuter, l’un d’eux, le père Tersissius, prend la parole et se
livre à un long discours dans lequel il annonce la croisade vers Jérusalem dont
il explique l’importance. Il insiste sur le fait que les croisés obtiendront
forcément indulgence et salut. Les brigands, étonnés, épargnent les prêtres et
voient leur unité mise à mal : la moitié des brigands se moque des
croisades, l’autre moitié, portée par un certain Thibaut de Crécy, souhaite
partir au combat (que ce soit pour des raisons honnêtes ou par simple envie de
profiter de la guerre pour piller sans contrainte). Le groupe décide alors de
se séparer. Mathieu, lui, part avec les croisés.

 

Chapitre VI

Les brigands croisés traversent un bourg qui s’affaire
tout entier au départ pour les croisades. Mathieu rencontre une belle jeune
femme, très pieuse, qui part rejoindre Jérusalem avec toute sa famille. Elle
lui promet qu’ils se reverront là-bas.

 

Chapitre VII

Les troupes croisées se réunissent laborieusement
au bord de la Saône. Mathieu retrouve par hasard, dans cette foule disparate et
désordonnée, la jeune femme qu’il décide d’appeler Madeleine. Ils ont ainsi
l’occasion de faire davantage connaissance, et Mathieu finit par confier sa
petite croix de buis à la jeune femme.

 

Chapitre VIII

Les troupes se mettent en marche vers
Jérusalem, toujours aussi laborieusement. Le groupe des brigands se renomme Les
Compagnons de la Sainte Croix et Mathieu profite de l’occasion pour discuter
avec le père Tersissius, qui a décidé de les accompagner. Ce dernier lui
apprend qu’il faudra cent vingt jours de marche au moins pour atteindre le but
fixé, et lui conseille de rester auprès de lui, pendant cette période, pour
parfaire son éducation très incomplète. Au fil des jours, le groupe se
décourage, s’épuise. Le père Tersissius propose de passer par un autre chemin
que celui proposé par les dirigeants officiels ; en effet, comme ils sont
des milliers à passer par un même itinéraire, les lieux traversés manquent de
ressources pour tous les nourrir, les désaltérer, et leur offrir une bonne nuit
de sommeil. Si les Compagnons de la Sainte Croix choisissent un autre
itinéraire, ils pourront améliorer leur lot quotidien. Mathieu, craignant de ne
plus jamais retrouver Madeleine s’ils se séparent de la masse, trouve l’idée
mauvaise, mais il n’ose pas contredire son maître.

 

Chapitre IX

Le changement d’itinéraire est fructueux et
bientôt les Compagnons de la Sainte Croix retrouvent leurs forces. Ils hésitent
alors à rejoindre le chemin officiel. Alors que le seigneur de la terre où ils
sont entrés sans demander la permission fait irruption et les force à rentrer
dans ledit chemin, les Compagnons de la Sainte Croix rencontrent les
retardataires du cortège, parmi lesquels la famille de Madeleine ; ceux-ci
sont à bout de force. Thibaut de Crécy choisit alors d’unir les forces des Compagnons
et des retardataires pour se rendre à Jérusalem par un chemin plus propice,
tout en se protégeant des assauts de ceux qui voudront les faire rentrer dans
le rang. Le père Tersissius propose un itinéraire qui leur fera rattraper leur
retard.

 

Chapitre X

Alors qu’elle s’approche du Danube, la troupe,
comme prévu, se fait attaquer. Elle réagit cependant vivement et parvient à
tuer tous les assaillants. Comme il s’est montré vaillant au combat, Mathieu
est sollicité par Thibaut de Crécy, lequel veut en faire son écuyer. Mathieu
demande conseil au père Tersissius, qui le presse de continuer à s’éduquer l’esprit
s’il accepte cette charge.

 

Chapitre XI

La troupe progresse le long du Danube. Pendant
ce temps, Mathieu gagne en culture et en habilité au combat, au gré de ses
discussions avec le père Tersissius et de ses plages d’entraînement avec
Thibaut. Cette élévation sociale lui vaut les reproches de Madeleine :
elle pense qu’un serf ne devrait pas se prendre pour un seigneur, et que la
quête de la liberté est impie.

 

Chapitre XII

Mathieu devient officiellement l’écuyer de
Thibaut de Crécy, mais ce dernier voit bien que le jeune homme est mécontent de
son sort. Mathieu explique que c’est parce qu’il méprise la condition de
soldat, mais on comprend au détour d’une taquinerie de Thibaut que c’est
surtout la colère de Madeleine qui l’embarrasse. La troupe, qui s’approche de
la Bulgarie, craint d’être mal accueillie ; en effet les Bulgares sont des
schismatiques, c’est-à-dire des chrétiens qui ne pratiquent pas le
christianisme comme les Français.

 

Chapitre XIII

Thibaut, constatant la fatigue des chevaux,
décide d’aller piller quelques champs bulgares. L’entreprise se passe mal, les
Bulgares attaqués ripostent et brûlent une grande partie des gueux
retardataires qui avaient rejoint les Compagnons au chapitre IX. Mathieu n’est
pas surpris : la décision de Thibaut était d’après lui très mauvaise.

 

Chapitre XIV

Thibaut décide d’attaquer Belgrade. Mathieu,
qui ne se joint pas à l’attaque, est sollicité par Madeleine qui s’est fait
voler ses chèvres par un gueux brutal et effrayant. Elle lui demande de les
récupérer : il a désormais tous les attributs d’un seigneur, et il suffit
qu’il parle avec assurance pour qu’on lui obéisse. Le stratagème
fonctionne : la brute s’excuse, Madeleine récupère ses chèvres, et Mathieu
s’en va orgueilleusement, en se réjouissant d’avoir ainsi donné tort aux
reproches de la jeune femme. Plus tard, il regrette son orgueil et avoue qu’il
aurait préféré la prendre dans ses bras.

 

Chapitre XV

Les Compagnons triomphent des Bulgares de
Belgrade et continuent leur chemin jusqu’à Constantinople, où ils s’arrêtent
pour attendre les autres croisés, notamment les troupes d’un dénommé Pierre
l’Ermite. Mathieu entre dans Constantinople avec Thibaut et Tersissius.

 

Chapitre XVI

Un personnage haut placé dans Constantinople
les accueille et leur fait prendre un bain. Le père Tersissius annonce à
Mathieu qu’il a décidé de ne pas continuer jusqu’à Jérusalem. En fait, il
commence à douter du bien fondé de la croisade. Mathieu est désemparé. Les
troupes de Pierre l’Ermite arrivent. Sanguinaires, elles saccagent tout sur
leur passage. Mathieu et Thibaut rejoignent les Compagnons et tâchent de
traverser la mer Rouge les premiers, tandis qu’une violente bataille éclate
entre les croisés et les gens de Constantinople. Ils atteignent bientôt
Civitot. On sent par ailleurs que Mathieu prend subrepticement la place de
Tersissius : pendant la traversée, Le Borgne panique et Mathieu parvient à
le calmer par son érudition.

 

Chapitre XVII

Les croisés attendent des renforts. Ils
doivent, pour atteindre Jérusalem, traverser la cité hostile de Nicée. Pendant
ce temps, les Compagnons pillent les alentours, y compris quelques groupes
d’autres croisés sans défense. C’est ainsi que Le Borgne se retrouve à
dépouiller Madeleine de son or. Quand Mathieu, qui n’était au courant de rien,
va la voir pour s’excuser, la jeune femme le repousse violemment et lui affirme
qu’elle ne lui rendra jamais sa petite croix de buis : il ne la mérite
pas. Les croisés décident de passer à l’attaque avant l’arrivée des renforts.
Mathieu, ne parvenant pas à obtenir sa liberté de Thibaut, se rend au combat à
ses côtés.

 

Chapitre XVIII

Les croisés sont pris en embuscade et échouent
lamentablement. Pendant qu’au front les hommes meurent, les ennemis envoient en
outre des troupes décimer ou capturer les femmes et les enfants. Thibaut de Crécy
meurt au combat. Il donne son identité à Mathieu. Bien qu’ayant survécu, le
jeune homme a cependant totalement perdu la trace de Madeleine.

 

Chapitre XIX

Grâce à l’intervention des puissants de
Constantinople, les troupes de Nicée laissent le reste des croisés faire
demi-tour. Mathieu, qui retrouve le père Tersissius à Constantinople, lui
formule son souhait ardent de continuer la croisade vers Jérusalem, où il
espère retrouver Madeleine.

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