Les Regrets

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Analyse de l'oeuvre

La satire de la vie pontificale est un thème marqué dans le recueil et plusieurs occurrences le montrent. Le trente-deuxième sonnet est une satire cuisante de la vie pontificale, une vie faite d’ennuis. Une vie pour laquelle on sacrifie ses plus belles années sans rien en retour : « Je me ferais savant en philosophie, / […] O beaux discours humains ! je suis venu si loin, / Pour m’enrichir d’ennui, de vieillesse, et de soin, / Et perdre en voyageant le meilleur de mon âge. […] ». Les buts qu’il s’est fixés en se rendant à Rome ne peuvent être atteints car la vie dans cette ville est loin d’être celle qu’il s’était imaginé. Il ne veut pas décrire de manière crue les vices du quotidien de ceux qui ont fait vœu de pauvreté mais surtout de piété. Depuis trois années qu’il vit à Rome, il a eu le temps de connaître et d’être au fait de tous les travers dont cette société est gangrénée. Seulement, il ne veut pas être choquant et préfère la raillerie : « Je ne découvre ici les mystères sacrés / Des saints prêtres Romains, je ne veux rien écrire / Que la vierge honteuse ait vergogne de lire, / Je veux toucher sans plus aux vices moins secrets. / Mais tu diras que mal je nomme ces regrets, / Veut que le plus souvent j’use de mots pour rire ». Même s’il ne veut pas décrire avec brutalité la vie de ceux que les chrétiens ont choisis pour modèles et sont décidés à suivre, il ne peut complètement taire leurs actes répréhensibles. C’est ce que l’on découvre dans le poème suivant, soixante-dix-huitième sonnet, qui est tout entier, est une critique hautement négative de la vie pontificale. Quelques vers dudit poème : « […] Je te raconterais...

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