Mateo Falcone

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Résumé

Nouvelle publiée le 3 mai 1829 avec le sous-titre Mœurs de la Corse, Mateo Falcone est une histoire tragique qui a pour contexte historique l’époque médiévale.

Le personnage éponyme de la nouvelle, Mateo Falcone, est considéré comme l’homme fort du lieu où se passe l’histoire. En effet, ce dernier habite dans un petit village de Corse près d’un maquis à Porto-Vecchio avec sa femme Giuseppa et son fils héritier Fortunato.

Mis à part son fils, Mateo Falcone a également deux filles déjà mariées. Mateo Falcone est un homme riche, qui vit des produits de ses troupeaux et de ses activités en relation avec l’agriculture dans son grand domaine.

Dans la cinquantaine, petit mais robuste, Mateo Falcon est un homme très respecté dans son village. D’ailleurs, les hommes du village éprouvent une sorte de crainte pour le personnage qui est également connu pour son habilité au tir, tant le jour que la nuit, alors que son pays abrite beaucoup de bons tireurs. C’est ainsi qu’on dit de lui qu’il a gagné le cœur de sa femme face à son rival grâce à son habilité et sa performance au fusil.

La nouvelle commence en automne par un jour ordinaire. Mateo Falcone, accompagné de sa femme, a quitté de bonne heure sa maison pour aller visiter un de ses troupeaux situé à une distance assez éloignée de son domaine.

Pour cette visite, Fortunato Falcone, le digne héritier de Mateo, a demandé à ses parents la permission de les accompagner. Mais son père lui a ordonné de rester ainsi que de veiller sur leur maison, jugeant par ailleurs que la destination était trop lointaine et ne voulant pas que son fils se fatigue.

Sur ce, le jeune garçon obéit à son père et reste seul à la maison. Toutefois, Fortunato est loin de se douter qu’il va passer un jour qui sort de l’ordinaire. En effet, alors qu’il reste tranquillement au soleil, le jeune garçon entend des coups de feu venant d’un lieu très proche.

Grande est sa surprise car le lieu est réputé pour sa tranquillité. Nullement apeuré par ce qu’il vient d’entendre, le jeune garçon se tourne vers l’endroit d’où lui semblent provenir les tirs.

Passés quelques échanges de coups de feu, le jeune garçon voit paraître un homme barbu coiffé d’un bonnet pointu qui est blessé. Ayant reçu une balle dans la cuisse, l’homme, très affaibli, s’approche de Fortunato pour demander au jeune garçon de le cacher.

Ce blessé n’est autre que Gianetto Sanpiero, un bandit à la recherche de poudre en ville, et il est poursuivi par des hommes armés de la région, il a été pris dans une embuscade de voltigeurs corses.

Ce bandit n’est pas sans savoir que le jeune garçon est le fils de Mateo Falcone quand il lui demande de le cacher. De son côté, le jeune Fortunato hésite longtemps avant d’accepter de lui rendre service, en échange d’une pièce de cinq francs.

Sur ce, le jeune garçon cache le bandit dans un trou fait dans un tas de foin situé à côté de la maison. C’est la cachette idéale. Après quelques instants, sept hommes armés et vêtus d’uniformes bruns à collets jaunes arrivent près de la maison.

À leur tête se trouve un certain Tiodoro Gamba, qui se trouve être un parent éloigné de Mateo Falcone ; il demande au jeune Fortunato s’il a vu le bandit. Le jeune garçon n’avoue pas. L’adjudant Tiodoro Gamba propose alors de lui offrir une montre, ce dont Fortunato rêve depuis longtemps, et lui arrache son secret, ce qui permet la capture de Gianetto Sanpiero.

Avoir dévoilé la cachette du bandit allait coûter cher au jeune fils de Mateo Falcone car à leur retour, ses parents remarquent tout de suite que quelque chose d’étrange vient de se passer.

Le patriarche décide, par précaution, de charger son arme. Après examen, on découvre que le blessé est réellement un malfaiteur recherché, qui n’hésite pas à critiquer ouvertement l’attitude du jeune garçon en le traitant de « traître » tout en expliquant toute l’histoire.

Tiodoro Gamba et ses hommes embarquent Gianetto Sanpiero. Après leur départ, Mateo Falcone sort de son silence, passée une dizaine de minutes, en voyant la montre que l’adjudant a offerte à son fils, ayant tout de suite compris ce qui s’était réellement passé. Pris d’une sourde colère qu’il ne peut faire taire, considérant inadmissible qu’un de ses descendants ait commis un acte de trahison, Mateo Falcone n’écoute pas les prières et les supplications de Giuseppa, sa femme, qui a compris ce qu’il a en tête.

C’est ainsi qu’il emmène son fils dans la forêt, faisant également la sourde oreille aux implorations de ce dernier et armé de son fusil. Il fait faire alors ses prières à son unique héritier avant de l’abattre avec son arme de prédilection, son fusil.

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