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  • Publié le : 11 septembre 2010
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L’effet de levier de trésorerie ____________
La Théorie Financière attire notre attention sur les conséquences du poids des charges de structure dans l’activité d’une entreprise. L’effet de levier d’exploitation exprime le taux de variation du résultat provenant d’un certain taux de variation de la production vendue. L’entreprise qui a les coûts fixes les plus élevés pour un volume d’activitédonné a le plus fort coefficient d’effet de levier, ce qui signifie que sa profitabilité est la plus sensible aux variations de la conjoncture. Dans le domaine de l’étude du risque d’insolvabilité de la firme, une adaptation du concept d’élasticité à l’analyse de la sensibilité de la trésorerie semble pertinente, dans la mesure où elle met en relief les exigences imposées par la nature de lacombinaison productive. L’effet de levier de trésorerie porte un éclairage particulier sur les risques de défaillance liés au choix de la combinaison productive. Soumis à l’emprise d’un faisceau de contraintes, deux niveaux de décisions conditionnent les flux de trésorerie engendrés par l’exploitation : - un niveau tactique de décisions, d’une part, avec le choix de la structure du cycle d’exploitation,décisions de court terme à effets à long terme, qui assurent la continuité et la stabilité des flux, par la constitution et la gestion permanente de volants régulateurs entre flux d’exploitation réels et monétaires que sont les stocks, le crédit-client, le crédit-fournisseur, et l’encaisse ; - un niveau stratégique de décisions, d’autre part, avec le choix de la combinaison productive, décisionsde long terme à effets à court terme, qui engagent durablement la vie de l’entreprise, mais qui ont des conséquences quotidiennes sur sa trésorerie à travers le volume, la répartition, le comportement et la couverture des charges. Dans ce second domaine, plus particulièrement, l’autonomie de décision est bornée, d’abord, par les besoins du marché qui limitent les quantités à produire, ensuite, parla concurrence qui fixe les hauteurs de prix possibles, enfin, par le progrès technologique qui induit le caractère de la combinaison productive compétitive. Dans la mesure où les encaissements sont générés par l’activité, il semble évident d’affirmer que le risque d’insolvabilité attaché à une combinaison productive dépend du rapport entre coûts fixes et coûts variables. Bien que lerenouvellement de « l’analyse des coûts basée sur les activités » mette en relief que les coûts ne dépendent pas du seul facteur « chiffre d’affaires », du point de vue de la gestion de la trésorerie c’est bien la production vendue qui définie à la fois les recettes et les coûts afférents. Parce que la combinaison productive retenue détermine la structure des charges, elle gouverne la « liquidité » del’entreprise. Une activité est « liquide » au moment où tous les coûts, quelles que soient leurs échéances, sont couverts par le revenu de cette activité quelles que soient les dates de son encaissement, pour un cycle d’exploitation donnée. Mais tous les flux d’exploitation n’engendre pas de flux de trésorerie, c’est le cas principalement des « charges calculées ». Aussi doit-on distinguer entre « liquiditéimmédiate » et « liquidité à terme ». La « liquidité immédiate » d’une opération est la trésorerie nette susceptible d’être générée au cours de la période, autrement dit sa solvabilité potentielle. La « liquidité à terme » d’une opération est la trésorerie nette susceptible d’être dégagée au cours de la période, après s’être assuré du maintien de la valeur du
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capital, autrement dit sarentabilité. On reconnaît dans la liquidité à terme l’approche du seuil de rentabilité. Du point de vue de la liquidité de la firme, en effet, la capacité d’autofinancement représente la variation potentielle de la trésorerie en fin de période. En d’autres termes, avec une trésorerie nulle en début de période, la capacité d’autofinancement est la « trésorerie virtuelle » de fin de période. L’écart...
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