Acceptation de la guerre de 1914

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  • Publié le : 21 mai 2011
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3) L’acceptation de la guerre en 1914:
La fermeté des gouvernements correspond à la montée du nationalisme dans l’opinion publique. En Allemagne, les pangermanistes bénéficient de nombreux soutienau sein de l’armée et de l’Etat. L’enseignement véhicule l’idée de la nécessité de la guerre: « l’Allemagne est une forteresse assiégée » par les « barbares » Russes. Il faut à tout prix éviterl’encerclement du Reich et réaliser la Grande Allemagne.
En France, le nationalisme connaît un regain de faveur dans une fraction de la jeunesse (influence de Maurice Barrès, de Charles Maurras, de CharlesPéguy). Le chauvinisme est vif dans la petite bourgeoisie; l'esprit de «revanche» anime une partie de l’opinion publique. Toutefois, la flambée nationaliste, alimentée en 1913 par le débat sur la «loi de trois ans» (allongement de la durée de service militaire pour compenser le déséquilibre démographique entre la France et l’Allemagne), est retombée: le succès de la gauche, notamment dessocialistes, aux élections d'avril 1914 marque les limites du sentiment nationaliste dans l'opinion française.
Cependant, le courant pacifiste est fragile. Socialistes et syndicalistes brandissent, sanstrop y croire, la menace d'une grève générale pour défendre la paix en cas de conflit. Mais la IIème Internationale n'a pas su déterminer des moyens d'action. D'autre part, un doute pèse sur l'attitudeéventuelle des sociaux-démocrates allemands: ils recrutent une partie de leurs électorat dans les classes moyennes très chauvines et adoptent une position modérée et patriotique. En outre, à laveille de la guerre, dans toute l'Europe, l'opinion socialiste évolue rapidement en faveur de l'acceptation de la guerre. Certes, du 27 au 30 juillet, ont lieu en France et en Allemagne des manifestationsantimilitaristes. Les gouvernements redoutent que les pacifistes entravent la mobilisation.
Mais, dès le 29, le parti social-démocrate allemand renonce à la perspective d'une grève. En France, le...
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