Alain fournier

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  • Publié le : 28 février 2010
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Alain Fournier est né le 3 octobre 1886 à la Chapelle-d'Angillon, au nord du département du Cher, sous le nom de Henri-Alban Fournier. Fils d'instituteurs, il passe son enfance en Berry. Après cinq années passées à Marçais, près de Saint-Amand-Monrond, son père est nommé en 1891 à l'école d'Epineuil-le-Fleuriel au sud du département. Le futur Alain-Fournier y sera son élève jusqu'en 1898, avantd'entrer en sixième, comme pensionnaire au lycée Voltaire à Paris, où il restera trois ans.
En 1901, songeant à devenir marin, il rentre en seconde au lycée de Brest pour préparer l'Ecole Navale. Mais il y renonce au bout d’un an et vient, en janvier 1903, passer son baccalauréat au lycée de Bourges.
En octobre 1903, Henri-Alban Fournier va préparer l'Ecole normale supérieure au lycée Lakanal àSceaux. C'est là qu'il rencontre Jacques Rivière, jeune bourgeois bordelais qui devient son meilleur ami.
A partir de 1905, ils échangeront jusqu'en 1914 une importante et passionnante correspondance. Jacques deviendra, en 1909, son beau-frère en épousant Isabelle Fournier, sa sœur cadette.

Le 1er juin 1905, jour de l'Ascension, Henri-Alban Fournier, étudiant au lycée Lakanal de Sceaux,vient de visiter le « Salon de la Nationale » au Grand Palais. En descendant l'escalier de pierre, son regard croise celui d'une jeune fille blonde, élégante, élancée, une vieille dame appuyée à son bras. Il la suit jusqu’au Cours-la-Reine, puis sur un bateau où elle s'embarque ; il la suit à distance jusqu'à sa maison du boulevard Saint-Germain. Il revient plusieurs fois sous ses fenêtres les jourssuivants.
Un samedi soir de grande averse éclatante, il a pu apercevoir derrière la vitre le visage de la jeune fille, souriant de le retrouver là. Le lendemain matin, dimanche de la Pentecôte, il revient en uniforme de collégien, et la jeune fille sort de cette maison, vêtue d’un grand manteau marron. Avant qu'elle ne prenne le tramway, il l'accoste et lui murmure : « Vous êtes belle ». Elle hâtele pas, il monte derrière elle jusqu'à l'église Saint-Germain-des-Prés. A la sortie de la messe, il ose l'aborder à nouveau et c’est une conversation entre deux êtres qui, jusqu'au pont des Invalides vont laisser vivre leur rêve. Au coin du Pont de la Concorde, elle lui demande son nom, il lui dit. Elle lui donne le sien fièrement après une seconde d’hésitation : mademoiselle Yvonne de Galais.Mais elle défend à Henri-Alban de la suivre. Il la regarde s’en aller ; elle se retourne vers lui une dernière fois en le regarde longuement.
Cette rencontre, dont il a noté tous les détails, dès les jours suivants, va déterminer la vie entière d'Alain-Fournier. (Il la transposera presque littéralement dans Le Grand Meaulnes.). Pendant huit ans, l’auteur s'efforcera de raconter son histoire enl'associant à ses plus chers souvenirs d'enfance.
En mai 1906, le jour anniversaire de leur rencontre, Alain-Fournier guette vainement la jeune fille et confie le soir même à Jacques Rivière : « Elle n'est pas venue. D'ailleurs fut-elle venue, qu'elle n'aurait pas été la même ». Cette année-là, il échoue au concours d'entrée à l'Ecole Normale.
En juillet 1907, au terme d'une ultime annéepréparatoire au lycée Louis-Le-Grand, il échoue de nouveau à l'Ecole Normale. Le lendemain, il apprend qu'Yvonne de Quiévrecourt est mariée depuis l’hiver précédent. Il va passer une quinzaine de jours de vacances à Cenon dans la famille de son ami Jacques, qu’il reçoit ensuite à La Chapelle-d’Angillon.
A partir d’octobre 1907 et jusqu’en septembre 1909, il fait son service militaire, d’abord à Vincenneset à Paris : après le peloton d'élève-officier à Laval, il est nommé sous-lieutenant à Mirande (Gers). Toujours hanté par le souvenir d'Yvonne, il écrit quelques poèmes et essais qui seront repris plus tard sous le titre Miracles.

Après son service militaire, Alain-Fournier cherche un emploi, il trouve en avril 1910 un poste de rédacteur à Paris-Journal. Il a une liaison avec Jeanne Bruneau,...
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