Analyse du film tous les matins du monde d'alain corneau

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  • Publié le : 12 juin 2011
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Tous les matins du monde.
Alain Corneau

Prise de notes sur le film.

* Du début du film à la trentième minute (séquence de la plongée dans l’eau)

Première séquence absente du roman : M.M vieux à la cour du Roi.
Lettres rouges.
Gros plan sur son visage, yeux clos au début,puis les ouvre.

Fond sonore : Une leçon de viole, sons peu mélodieux, temps marqués par la voix d’un professeur, M.M appelé « maître » : statut social défini.
Idées reçues et fausses sur la musique « La musique est une chasse » « Le but de la musique est d’emporter l’âme, de faire perdre le sens, d’émouvoir, le but est la douceur » Pleurs lorsque qu’il joue. « Marin Marais fait sa leçon »Volets fermés : plongée dans la pénombre.
« Austérité. Il n’était qu’austérité et colère. Il était muet comme un poisson » « Je suis un imposteur et je ne vaux rien » (« non maître » des autres musiciens, chuchotement de fond) « J’ai ambitionné le néant, j’ai récolté le néant » « Du sucre, des louis, et la honte » « Lui il était la musique. Je ne suis pas venu à bout de son désir » (culpabilité, lemaître redevient l’élève qu’il fut jadis) « Les ombres l’ont pris ».
Retour en arrière. M.M devient la « voix off » (il est le narrateur, donc apporte une certaine subjectivité à l’histoire alors que dans le roman le narrateur est extérieur, ce n’est pas un personnage, donc il y a plus de distance. Dans le film, c’est donc la version de M.M, un seul point de vue. Corneau, de cette manière,réhabilite le statut et le côté humain du musicien avec des points positifs pour que le spectateur éprouve une certaine sympathie voire compassion à son égard, alors que dans sont roman, Quignard a un parti pris pour Sainte Colombe et « méprise » M.M) alors que s’ouvre la première séquence dans laquelle apparaît MdStC.
Tout au long du film c’est le roman presque mot à mot que lira la voix off.Transition effectuée avec l’aide du fond musical : air de viole. (6ème min)
La musique s’arrête et toute la séquence dans laquelle il observe sa femme morte sur le lit est silencieuse.
Les descriptions du paysage, de la situation géographique, de la maison, du jardin et de la nature aux alentours présentes dans les chapitres 2 et 3 du livre sont transposées dans le film par un enchainement deplans-cut fixes des différents lieux. (Jardin/bâtiment/chemin/rive avec Toinette et Madeleine)

Musique unit le père et ses filles (séquence chant, gros plans sur les trois visages)
Vorde : caractère de Toinette déjà affirmé, reste face à son père, confrontation, Guignotte vient la chercher. Toinette continue à l’observer au loin (fascination du père ?)
NB : Lors de nombreuses scènes qui sedéroulent à l’extérieur = fond sonore naturel, chant d’oiseaux. Recréer une ambiance, se rapprocher du réel ?
Les deux sœurs : complicité quand elles sont petites, unies par l’absence d’un père, se prennent la main quand elles l’observent sur le muret.
Visage de femme sculpté sur la viole.
Thème de la main : MdStC a gardé son alliance.
Nombreuses séquences de clair obscur, lanternes/bougies +ombres.
Cellier : Toinette tape Guignotte, Madeleine ne bouge pas (une larme coule)
Complicité Madeleine et son père : se fait dans le silence, séquence du jeu de cartes interrompu par Toinette.
Tapote de manière gauche sur Toinette pour la consoler après son cauchemar.
Un père présent mais absent.
Jalousie de Toinette lors de la leçon de Madeleine, met son bras devant l’archet pours’interposer, briser l’osmose et l’univers qui se crée entre Madeleine et leur père.
« Il s’entretint toute la journée avec monsieur Pardoux » contradictoire car dans la séquence ils ne parlent pas.
Toinette jupon rouge, Madeleine habillée tout en gris : différence de personnalité déjà marquée.
MdStC reste stoïque (toujours en noir) quand Toinette le prend dans ses bras.
20ème minute : avancée...
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