Annalyse de el dischado

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1613 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 16 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
EL Desdichado, Gérard de Nerval
L’auteur
Gérard de Nerval, pseudonyme de Gérard Labrunie, est un écrivain français, né à Paris le 22 mai 1808 et mort dans la même ville le26 janvier 1855. Il est essentiellement connu pour ses poèmes et ses nouvelles.
Il fut membre de la goguette des Joyeux et de la goguette des Bergers de Syracuse1.
Le poème
Le premier alexandrin du poème souligne uneidentification objective de l’auteur. Ce dernier se compare à l’aide d’un chleuasme, figure de style visant à s’auto déprécier afin d’obtenir une réaction compensatoire, à un ténébreux, à un veuf ainsi qu’à un inconsolé. Ces caractères statiques sont en opposition avec l’alexandrin du premier tercet. En effet l’auteur, confus, se pose la question essentielle : Qui suis-je ? Phébus n’est en faitpersonne d’autre qu’Apollon, figure mythologique grecque, dieu de la clarté solaire, de la musique, de la divination et de la poésie. Par ces termes, nous pénétrons dans l’univers du paganisme,*nom donné par les chrétiens de la fin de l'Empire romain aux anciennes croyances et pratiques religieuses polythéistes. Les noms propres « Amour ou Phébus » contrastent fortement avec les appellations « Lusignanou Biron » étant donné que ces deux dernières filiations familiales sont connues pour être d’arides défenseurs du christianisme. Le poème débute donc par une identification concrète pour glisser vers une remise en question, voire un chaos psychologique, au douzième vers. Outre cette confusion, Nerval utilise le pronom personnel « je » ainsi que l’adjectif possessif « mon » aux vers 1, 3, 7, 9, 10,11 et 12. Par conséquent il est possible d’affirmer que le sujet d’énonciation n’est personne d’autre que l’auteur s’adressant à un récepteur représenté par le pronom personnel « toi ». Dès lors, afin de comprendre ce mal-être sentimental et psychologique, il est important de souligner le fait que l’auteur éprouvait un amour fou pour Jenny Colon, *actrice qu’il a découverte dès 1833 et qui estdécédée en 1842. Cette information explique d’ailleurs l’utilisation et l’emplacement central du substantif « le Veuf » au premier vers do décasyllabique. Nous retrouvons donc des références mythologiques, historiques mais aussi biographiques. En 1842 il entreprend un vaste périple autour de la Méditerranée, visitant Naples, Rhodes, Constantinople ainsi que diverses autres villes. C’est ainsi que le «Pausilippe » (vers 6), promontoire près de Naples où Virgile aurait été enterré, renvoie à une réalité biographique de Nerval. Le premier alexandrin du dernier tercet, laisse entrevoir une restitution complète de l’identité de l’écrivain. En effet la dernière strophe confère à l’auteur les caractéristiques d’Orphée, figure mythologique grecque, poète et musicien ainsi que fils de la muse Calliopeet d’Apollon. Tout comme ce dernier, le poète se dit être le vainqueur à deux reprises de l’Achéron, fleuve des enfers (vers 12). « *Orphée est surtout connu pour son mariage malheureux avec la jolie nymphe Eurydice. Peu après le mariage, son épouse, mordue par une vipère, mourut. Accablé de chagrin, Orphée décida de descendre aux enfers et de la ramener, ce qu'aucun mortel n'avait jamais fait.Hadès, le maître des enfers, fut si ému par sa musique qu'il accepta de rendre Eurydice à Orphée à la condition qu'il ne se retourna pas pour la regarder, jusqu'à ce qu'il soit remonté sur la terre. Mais Orphée, voyant la lumière du jour, se retourna un instant trop tôt et Eurydice disparut. » Nerval ainsi que cette figure mythologique partagent donc le même sort, celui d’un amour perdu à jamaisaprès avoir franchi les barrières métaphysiques (vers 12). L’auteur prétend moduler « tour à tour sur la lyre d’Orphée Les soupirs de la sainte et les cris de la fée ». Le lecteur est donc rendu sensible au parallélisme existant entre l’histoire d’Orphée et la réalité biographique de l’auteur, car tout comme ce dernier, Orphée, après avoir perdu sa dulcinée à jamais, erra dans les bois, jouant...
tracking img