Arrestation

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  • Publié le : 25 décembre 2010
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TEMOIGNAGE DE MONSIEUR PERAYA

Enfant arrêté en 1942 durant les diverses rafles de juifs en France, il avait alors 9 ans.
Il se souvient de ces camarades de classe qui le montraient du doigt le jour où il a dû porter l’Etoile jaune, « c’était gênant » rapporte-t-il.
Le 16 juillet 1942 a eu lieu la rafle du Vel d’Hiv mais ce qu’on ne dit pas c’est que cette rafle de juifs a eu lieu danstoute la France. Ce soir-là à St-Nazaire, à 20h alors qu’ils étaient à table, M.Peraya et sa maman entendirent un camion dans leur rue, sept SS casqués et armés en descendirent. Ils montèrent les escaliers de l’immeuble et frappèrent à la porte. Sa mère ouvrit la porte aux soldats, ces derniers réclamèrent le père de famille qui n’était pas à la maison, ils laissèrent alors 15 minutes à la femmepour aller chercher son mari sinon ils embarqueraient son fils. Cette dernière n’hésita pas une seconde et alla à la recherche de son mari qu’elle trouva rapidement. A leur retour le père demanda aux allemands ce qu’il se passait : « contrôle d’identités » répondirent-ils « vous serez de retour chez vous demain dès 18h ». N’y voyant aucun inconvénient, la famille se laissa embarquer par lessoldats...
Tous les juifs de la région furent raflés et réunis dans une baraque sans confort ou ils passèrent la nuit. Le lendemain à Anger, alors que les allemands avaient réquisitionnés le séminaire local pour rassembler près de 1200 juifs de la région, un soldat annonça la séparation des hommes d’un côté et des femmes et des enfants de l’autre. Les adieu furent difficile, le père de monsieur Perayalui donna quelques dernières recommandations : être prudent et protéger sa mère. Il le prit dans ces bras et ce fut la dernière fois qu’il le vit, son père ayant était déporté par le convoi numéro 8 puis gazé à Auschwitz.
Les convois étaient des wagons à bestiaux destinés à transportés le bataille, dans un seul de ces wagon c’était près de 100 personne qui voyageaient dans des conditionshygiéniques déplorables pendant trois jours et trois nuits sans nourriture. Lorsque le train arrivait à Auschwitz, les portes s’ouvraient et les allemands faisait descendre les juifs brutalement puis procédaient à une sélection. Certains étaient « aptes » au travail et étaient alors enfermés dans le camp tandis que les autres étaient dirigés vers les « douches » qui n’étaient en réalité rien d’autre que leschambres à gaz. A peine trois heures après leur arrivée ces juifs ressortaient du camp en fumé. Voilà leur destin.
Monsieur Peraya est resté avec sa mère, ils ont étaient envoyés à Drancy en région parisienne ou sa mère se fit passée pour épouse d’un prisonnier de guerre sous le conseil d’un cousin rencontré là-bas. Ils restèrent à Drancy durant plus d’une année. Il avait l’habitude de se rendreau quatrième étage de ce bâtiment pour observer de loin les gens libres, il comprit alors la valeur de la liberté.
La guerre évolué mais au détriment des allemands c’est alors que les juifs séjournant à Drancy furent transportés vers le camp de Bergen-Belsen ou les conditions de vie devinrent difficiles. La nourriture était restreinte, la faim constante mais ces souffrances devinrent habituelles.Après un été difficile l’hiver arriva moyennant des températures de -15°C , le froid était la chose la plus terrible , les gens en mourraient , ils ne pouvaient même plus se laver vu la température glaciale de l’eau . Les conditions hygiéniques catastrophiques entrainèrent l’apparition de poux de corps qui eux même amenèrent le typhus. Lorsque les gens mourraient d’autre se précipiter pour leurprendre leur vêtements, ils entaient tel des bêtes animées par leur instinct de conservation. Ils ne leurs restaient aucun sentiment humain. A Bergen-Belsen il y a eu des scènes de cannibalisme.
Lui croyait qu’il allait s’en tirer et continuer à faire des projets d’avenir. Là-bas ce n’étais pas les plus faibles qui mourraient mais ceux qui perdaient espoir. La résistance humaine, le mental...
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