Audio viselle

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  • Publié le : 25 novembre 2011
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Il en est de la beauté, comme de l’amour : nous nous mots que nous employons constamment, mais dont le contenu est extrêmement confus. Nous avons toutes sortesd’opinions sur la beauté. Nous parlons d’une belle initiative, d'une belle voiture, d’un beau match de foot, d’un beau tableau, d’une belle femme ou d’un bel arbre, mais pour direquoi exactement ? Pour qualifier un désir? Une excitation émotionnelle? L'auto-satisfaction d'une action, comme celle du jardinier qui vient de tailler une haie au carré?Ou bien celle de notre érudition en matière d'histoire de l'art? Nous ne savons pas ce que c’est que la beauté.

Le plus souvent, quand nous sommes mis au pied dumur pour justifier nos propres opinions, nous nous en tirons par une porte de sortie évasive : de toute façon, la beauté, c’est « subjectif ». A chacun son opinion, ce quirevient à dire que l'on ne peut s'entendre sur rien. Si vous n'aimez pas les épinards, n'en dégoûtez pas les autres, pour vous c'est mauvais, pour un autre c'est bon. Enmatière de beauté, c'est la même chose. Une fois coincé dans le relativisme subjectif, nous n'avons plus rien à dire.

Difficile de surmonter ce dictat écrasant.Que l’appréhension de la beauté soit subjective, cela, personne n’en doute ; mais ce n'est pas la question. Ce qui fait problème, c’est bien plutôt de savoir ce qui peutbien donner lieu à cette expérience qu’est l’expérience de la beauté. Y a-t-il des conditions nécessaires, universelles pour que l’expérience de la beauté se manifeste ennous ? La beauté tient-elle à l’objet, ou est-elle seulement dans l’esprit de celui qui contemple ? La beauté est-elle dans le regard ou dans la chose regardée?
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