Bac philo

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Tle
Sujet 117
(1ère
partie)
Enoncé du devoir ________________________________________________
Sujet
Peut-on vouloir ce qu’on ne désire pas ? Philosophie
- 2 -
Tle
Sujet 117
(2ème
partie)
Aide méthodologique ____________________________________________
Les pièges et les erreurs à éviter
• Dans la lecture du sujet
- Ne pas se demander quel sensprend ici l’expression « Peut-on ».
- Oublier de définir de façon très précise les termes du sujet et traiter l’articulation entre
« vouloir » et « désirer » de façon simpliste :
- Ou bien en n’allant pas au-delà de la synonymie qui les caractérise en langage courant
(dans certains contextes Je veux et Je désire veulent dire la même chose) ;
- Ou bien en les mettant d’emblée en opposition,en assimilant la volonté à l’action et le
désir à la passivité.
• Dans le développement
Se lancer dans une étude qui chercherait à établir, à la façon d’une classification, les points de
convergence et les points de divergence qui pourraient unir ou séparer les deux notions
essentielles : volonté et désir. Une simple comparaison ne permettrait pas d’atteindre le cœur
du sujet.
• Dansla conclusion
- Oublier de vérifier que tous les arguments qui figurent dans la conclusion ont bien été
développés : oublier de récapituler le cheminement logique du devoir.
- Ne pas répondre de façon claire, précise et personnelle à la question posée.
Les pistes à suivre
- Définir les termes du sujet. Partir de la synonymie, dans le langage courant, des verbes
« vouloir » et « désirer» pour arriver aux notions de volonté et de désir qui permettent
sans doute de mieux pénétrer la problématique du sujet. Un acte est volontaire quand il
trouve son principe dans une libre décision du sujet. À la différence du désir, qui semble
être un penchant subi, la volonté est un principe actif par lequel l’homme affirme sa
capacité à se détacher de ses désirs et pose ainsi saliberté. Le désir, quant à lui, est
d’abord la prise de conscience d’un manque dont la satisfaction procure du plaisir. Mais
le désir est insatiable, et de ce fait, source d’insatisfaction toujours renouvelée. Il y
aurait donc une opposition entre un sujet moral guidé par sa volonté et un sujet subjectif
emporté par un désir insatiable par essence.
- La volonté semble procéder de la raison ; ledésir, de l’impulsion. Mais notre raison,
influencée par notre inconscient, n’est-elle pas, elle aussi guidée par nos désirs ? Il est
donc intéressant de se demander si un vouloir apparemment dépourvu d’un rapport à un
désir existe réellement. Sommes-nous capables de soumettre notre volonté à des
instances plus rationnelles que celles du désir ? Philosophie
- 3 -Tle
Sujet 117
(3ème
partie)
Corrigé du professeur_____________________________________________
Introduction
La question « Peut-on vouloir ce qu’on ne désire pas ? » peut être reformulée de la façon
suivante : « Sommes nous capables de vouloir ce que nous ne désirons pas ? ». En effet,
la notion de possibilité se confond ici à celle de capacité. Vouloir et désirer sont souventsynonymes dans le langage courant, si l’on s’arrête à cette synonymie, la réponse à la
question est négative. En revanche, confronter les notions de volonté et de désir permet
de mieux pénétrer la problématique du sujet. En effet, un acte volontaire peut être défini
comme un acte trouvant son principe dans une libre décision du sujet. À la différence du
désir, qui semble être un penchantsubi, la volonté est un principe actif par lequel
l’homme affirme sa capacité à se détacher de ses désirs et pose ainsi sa liberté. Le désir,
quant à lui, est d’abord la prise de conscience d’un manque dont la satisfaction procure
du plaisir. Mais le désir est insatiable, et de ce fait, source d’insatisfaction toujours
renouvelée. Il y aurait donc une opposition entre un sujet moral guidé...
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