Candide fiche chap 6

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  • Publié le : 3 février 2010
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Fiche 2 Candide de Voltaire

Chapitre 6 

I – La mise en scène du récit :
1) L’art du conte : de la réalité au fictif.
Intégralité du schéma narratif. La fiction est encré dans le réel car le tremblement a réellement eut lieu, en effet, tremblement de terre à Lisbonne, événement qui a marqué voltaire, événement réel, en 1755.
C'est un chapitre autonome qui fonctionne comme unensemble:

Situation initiale : le tremblement a eu lieu.

Elément perturbateur : décision des sages qui introduit l’absurdité, l’ironie : « les sages du pays n’avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel auto-da-fé ; ». Les sages n’ont pas de rapport avec leur titre.

Péripéties : - les accusés.
- la cérémonie.Elément de résolution : la terre tremble de nouveau.

Situation finale : Candide réfléchit à ce qui vient de se passer, il passe par l’interrogation ( « Si c’est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? » Puis il passe ensuite par l’exclamation : « ô mademoiselle Cunégonde ! La perle des filles, faut-il qu’on vous ait fendu le ventre. » Candide insiste beaucoup sur lesévènements. Il remet en question la philosophie optimiste.

Euphémisme : « des appartements d’une extrême fraicheur ». Les appartements sont comparés au cachot et l’extrême fraicheur fait penser au froid et à l’humidité. La prison fait penser à un lieu de repos.

2) La métaphore du spectacle.

Mise en scène de l’auto-da-fé. Contraste entre la joie et le fait ( des gens sont brûlés. Champ lexicalde la musique et du spectacle : « une belle musique », « pendant qu’on chantait », et de la fête : «  le spectacle » « grande cérémonie ». On a la une différence entre la joie du spectacle et l’horreur de la mort.
Le champ lexical de la musique montre que la cérémonie se déroule comme un rituel : « quoique cela ne soit pas la coutume ».
Métaphore théâtrale avec le déguisement: « ils furent tous deux revêtus d'un san-benito ». On assiste a l'arrivée théâtrale, mise en scène : «  Ils marchèrent en procession ainsi vêtus »
On a l'impression d'assister a un couronnement mais ici il est en papier : «  On orna leur tête de mitres de papier ». On a ici un indice de la deuxième dimension du texte: l'ironie pour dénoncer l'absurdité de l'homme et la philosophie del'optimisme.

Champ lexical de la religion : « rituel, procession, sermon ».
Le san-benito ( costume. On a donc ici une métaphore théâtrale.

- Valorisation du spectacle : grande cérémonie, belle musique ; « on orna » leur tête. On compare l’auto-da-fé à une fête populaire.II – L’efficacité du décalage ou l’ironie comme art de l’interrogation :

1) Une logique absurde.

a] La dénonciation de la religion :
La définition de l'auto-da-fé : Cérémonie publique pendant laquelle on brûlait les hérétiques pour purifier l'accusé avant le passage a l'autre monde.Les sages ont décidé de faire l'auto-da-fé : « les sages du pays n'avaient pas trouvé moyens plus efficaces pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel auto-da-fé »
On a aussi le champ lexical du savoir : «  prévenir »; «  efficace »; «  université »; « sage ». On a l'a l'absurdité du raisonnement des sages. « Il était décidé par l'université de coimbre que lespectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler » cela montre l'inefficacité de cet auto-da-fé : «  la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable ». L'hyperbole utilisée marque, ici, la présence de l'ironie.
Il y a aussi le champs lexical de la religion : «  san-benito » ; « prêché » ; «  bénis »...
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