Candide

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  • Publié le : 1 décembre 2010
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1. L’auteur : Voltaire est né en 1694 et mort en 1778. Figure importante des Lumières aux côtés de Diderot, Montesquieu et Rousseau, il combattit dans ses ouvrages toutes les formes d’extrémisme comme le fanatisme ou l’absolutisme ainsi que les intolérances de tout ordre, religieuses, raciales, sociales. Déiste, il défendait la liberté de culte ; politiquement, il fut très influencé par lemodèle anglais dans lequel il décela les avantages d’une société fondée sur les échanges et le travail. Il s’opposa notoirement à Rousseau auquel il reprochait sa croyance en une bonté naturelle de l’homme et en une perversité de la société. Après bien des censures et des exils, il mourut très âgé, en auteur consacré.
Son œuvre est diverse : il s’essaya tant à la poésie qu’à la tragédie mais c’estsurtout pour ses œuvres dites philosophiques qu’il est renommé. Celles-ci comptent principalement des contes (Candide, Zadig, Micromégas, l’Ingénu…) ainsi que des collaborations à l’Encyclopédie et des ouvrages plus théoriques comme le Dictionnaire philosophique, les Lettres philosophiques ou encore des dialogues philosophiques. Cependant, même dans ce genre d’ouvrages, son style reste dominé parun ton bref et concis, toujours ironique.

2. L’œuvre : Candide ou l’Optimisme est paru en 1759, publié par un éditeur de Genève et anonymement, sous forme de brochure. La France vit alors sous le règne de Louis XV et débute lentement la révolution industrielle avec la création d’une première manufacture en 1759 par Oberkampf. C’est l’apogée des Lumières, ensemble de philosophes et d’idées ditséclairés par le progrès technologique et les découvertes scientifiques qui sont alors nombreuses (voir notamment le développement du Jardin des Plantes). Bien qu’éclairé lui aussi, le despotisme royal faisait cependant encore régner une censure importante sur les productions littéraires.

Résumé :

Candide, jeune homme à l’esprit simple et juste, a grandi dans le château de son oncle, lebaron de Thunder-ten-Tronckh, éduqué par le docteur en métaphysico-théologo-cosmonigologie Pangloss, optimiste dont la devise est que « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Chassé pour avoir embrassé sa cousine Cunégonde, il se retrouve projeté dans le monde.
Enrôlé de force, témoin de massacres militaires, victime du sectarisme, il retrouve le château détruit, Cunégondemorte après son viol et Pangloss atteint par la vérole. Ils partent tous deux et sont recueillis par un anabaptiste qui les emmène au Portugal où ils sont tour à tour victimes d’une horrible tempête qui tue leur bienfaiteur puis du tribunal de l’Inquisition. Sauvés par une vielle femme, ils retrouvent Cunégonde, « miraculeusement sauvée » et devenue la maîtresse d’un banquier juif et du grandinquisiteur. Candide tue ces deux rivaux ce qui le contraint à quitter le continent pour les « terres nouvelles », accompagné de Pangloss et Cunégonde. A Buenos Aires, cette dernière est séquestrée par le gouverneur et Candide fuit avec son valet Cacambo au Paraguay, terre des Jésuites où il retrouve le fils du baron Thunder-ten-Tronckh, devenu puissant grâce à ses charmes. Celui-ci refusant dedonner à « un bâtard » la main de Cunégonde, Candide le tue et s’enfuit. Il manque d’être mangé par les Oreillons puis découvre par hasard l’Eldorado, pays heureux et éclairé où « tout va bien » et dont ils repartent chargés d’or. Cacambo part racheter Cunégonde ; ils rejoindront tous deux Candide à Venise.
De retour en Europe, Candide se laisse aller à de multiples débauches et doit fuir versl’Angleterre puis l’Italie où il assiste à de nombreux meurtres et injustices. Enfin, il retrouve Cacambo et Cunégonde, mutilée et esclave sur un navire où Pangloss est galérien. Candide rachète tout ce monde ainsi qu’une petite ferme où ils vivront tous, lassés du monde et convaincus qu’ « il faut cultiver notre jardin ».

But de l’œuvre : Candide ou l’Optimisme se présente comme un conte...
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