Commentaire du texte de malebranche sur l'erreur

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1230 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 23 novembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Philosophie.

Étude du texte de Malebranche.

INTRODUCTION:
-L'objet de ce texte est que, même si l'homme contrôlait totalement son esprit, il serait encore sujet à l'erreur car c'est dans sa nature. -L'idée générale est que l'esprit de l'homme est limité; quoi qu'il fasse il ne pourra pas voir plus loin que ce qu'il voit car son esprit n'est pas assez développé pour prendre en compte cequ'il ne voit pas donc ne connaît pas; il ne dispose pas de l'esprit infini. -L'originalité de ce texte est qu'il tente de décrire l'homme comme un simple esprit limité. Sa capacité à penser semble être touchée par une fatalité car, son esprit n'est pas infini, donc il ne peut pas voir l'ensemble des faits qui construisent la vérité; il a plus de chance de tomber dans l’erreur. Mais, il expliqueaussi que l'homme est responsable car, il fait le choix de l’erreur et non pas de la règle de la vérité en jugeant sans prendre en compte l'ensemble des faits qui constituent la vérité, donc il n'est pas excusable. -Le genre de ce texte est explicatif. -Ce texte comporte trois parties: dans la première, l’auteur pose sa thèse comme quoi «l’homme maître absolu de son esprit et de ses idées, ilserait encore nécessairement sujet à l’erreur par sa nature»; dans la deuxième, l'auteur expose le fait que l'homme possède un esprit limité; il est donc sujet à l'erreur car cela fait partie de sa nature. Il ne conçoit pas que les faits qu'il ne voit pas puissent exister; et dans la troisième, l'auteur veut monter que l'homme pourrait éviter de faire des erreurs si il se cantonnait à juger uniquementles faits par ce qu'il avait pu voir; et non pas dans leur totalité. Mais cette idée que propose Malebranche est une véritable utopie: l'homme préfère s’astreindre à l'erreur qu'à la règle de la vérité; il emploi la solution de facilité, c'est pour cela qu'il mérite d’être puni car il fait le mauvais choix «consciemment».


EXPLICATION ET DEVELOPPEMENT:
1ère partie: Dans cette partie,l’auteur, par l’utilisation de l’expression «Mais quand nous supposerions» souhaite insinuer que l’homme a très peu de chance d’être maître absolu de son esprit; et que même si il l’était, il serait toujours sujet à l’erreur par sa nature; comme ci cette dite nature était plus forte que sa maîtrise de l’esprit, donc plus forte que la clairvoyance qu’il peut avoir sur son esprit.
2ème partie: Danscette partie, l’auteur assène que seul un esprit infini pourrait comprendre les nombreux rapports que les choses ont entre elles, donc l’homme n’est pas capable de saisir la subtilité de tous ces rapports. D’après lui, l’homme sera toujours contraint, malgré tous les efforts qu’il pourra faire, à être dans l’erreur, de par la faiblesse et la limitation de son esprit; vu que son esprit ne peutcomprendre tous ces rapports, il est tenté de croire que «ceux qu’il n’aperçoit pas n’existent point». C’est comme si il ne pouvait faire autrement, comme si une sorte de fatalité, causé par sa nature, touchait sa capacité à comprendre l’ensemble des faits, et donc l’induirait en erreur.
3ème partie: L’emploi du terme «toutefois» signifie qu’il y aurait une autre possibilité, un autre choixpossible pour les hommes que celui de l’erreur; mais dans la suite du texte on comprend que cela n’est qu’idéalisé. Si l’homme s’en tenait à ne juger que de ce qu’il voit et non pas de ce qui représente l’ensemble des faits en faisant, par exemple, des jugements entiers, il ne pourrait être dans l’erreur. Si il ne prenait en compte que les faits qui lui été assurés et qu’ils savaient pertinemment exacts,il ne pourrait pas se tromper car il resterait dans le domaine des faits qu’il maîtrise. C’est pour cela que lorsqu’il fait le choix de faire des jugements entiers il mérite d’être puni, car il possède la capacité de s’en tenir aux faits qu’il a au préalable examinés minutieusement, mais, il ne le fait pas et préfère s’astreindre à l’erreur qu’à la règle de la vérité car c’est la solution la...
tracking img