Commentaire les yeux des pauvres baudelaire

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  • Publié le : 6 avril 2011
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Commentaire composé : Les yeux des pauvres de Charles Baudelaire
Introduction : Après la publication des Fleurs du mal en 1857, Baudelaire explore une nouvelle forme poétique : le poème en prose. On lui doit notamment Le Spleen de Paris, un ouvrage dans lequel Baudelaire nous décrit des scènes ordinaires de la vie à travers un regard nouveau. Nous avons étudié Les yeux des pauvres, un des poèmesen prose du recueil. Nous verrons que l'auteur accorde une signification plus profonde à ce poème censé exprimer l'amour. Pour le comprendre, nous parlerons dans une première partie, de la désillusion du poète devant l’absence de l'idéal, puis verrons comment la vielle ville s'oppose à une ville en plein renouveau, enfin nous aborderons la question de la redécouverte d'une autre beauté dans lesyeux des pauvres. Ce plan nous introduit la problématique suivante : Comment le poète transforme t-il sa déception face à un monde privé d'idéal dans une ville en plein renouveau, en un nouveau regard ? I. La désillusion du poète devant l’absence de l’idéal Dans Les Yeux des pauvres, Baudelaire décrit une scène à première vue banale. Un couple bourgeois est assis dans un café lorsqu'une famille depauvres apparaît sur la chaussée. Tandis que l'homme est pris de compassion pour elle, sa maîtresse se sent gênée par leur présence. Cet incident révèlera l'insensibilité de la femme qui sera pour le narrateur, un véritable bouleversement. Le poète s'adresse à s'adresse à sa maîtresse dans un écrit où il exprime sa rancœur et son dégoût. Remarque : On suppose qu'il s'agit de Marie Daubrun. Dès ledébut, le narrateur lui reproche d'être « le plus bel exemple d’imperméabilité féminine qui se puisse rencontrer. » (lignes 4 à 5). Cette phrase nous permet de savoir le ressentiment du poète envers sa maîtresse qu'il dénigre avec sarcasme. On ressent chez lui, une profonde amertume dans les phrases qui suivent, en effet l'homme la considérait comme son âme sœur : « Nous nous étions bien promisque toute nos pensées nous seraient communes à l’un et à l’autre, et que nos deux âmes désormais n’en feraient plus qu’une » (lignes 7 à 10). On comprend que le narrateur a une conception particulière d'un amour idéal : pour lui c'est l'idée que deux âmes peuvent faire qu'une lorsqu'un amour fort les unit. Un rêve qui d'après lui « n'a rien d'original […] si ce n'est que, réalisé par tous leshommes, il n'a été réalisé par aucun » (lignes 10 à 12). Sa propre désillusion rend le narrateur cynique, en effet il a tellement été bouleversé par la réaction de sa maîtresse envers les pauvres, qu'il vient a généraliser l'idée qu'un amour idéal est désormais impossible : «Tant il est difficile de s'entendre […] même entre les gens qui s'aiment » (ligne 60-62). La vanité et l'intolérance de MarieDaubrun sont pour le poète, des défauts rédhibitoires pour envisager un éventuel avenir avec elle, puisque c'est avec une grande stupéfaction que le narrateur découvre la froideur de son amante. En effet, il est tellement subjugué par sa beauté : « je plongeais dans vos yeux si beaux et si bizarrement doux, dans vos yeux verts, habités par le Caprice et inspirés par la Lune. » (lignes 53 à 56). Onretrouve également dans « Les bienfaits de la Lune » la femme qui a pareillement le regard vert. Baudelaire célèbre également les yeux verts dans d'autres poèmes. On remarque que le poète est clairement aveuglé par son amour lorsqu’il s’adresse à sa maîtresse pour savoir ce qu'elle pense il dit : « Je tournais mes regards vers les vôtres, cher amour, pour y lire ma pensée » (lignes 52 à 53). Lenarrateur sous-entend un accord préalable entre sa pensée et celle de sa bien-aimée car leur amour est si fort qu'on suppose ici qu'ils n'avaient qu'une seule et même pensée, d'où le possessif au singulier. Conclusion : Ce poème permet a Baudelaire d'une façon indirecte de réprimander l'intolérance sous

toutes ses formes. A la fin du poème, Baudelaire souligne en décrivant cette scène de la vie...
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