Commentaire spleen baudelaire (quand le ciel bas et lourd)

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1390 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 19 novembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Commentaire du poème de Baudelaire « Spleen » in Les Fleurs du mal

Dans ses poèmes, Baudelaire fait souvent référence au mal être dans lequel il se trouve c'est-à-dire un état de « spleen », il décrit cet état de dépression avec de nombreuses images et métaphores violentes et angoissantes.
Ainsi dans le poème « spleen » (quatrième poème d’une série du même nom) issue de la section «Spleen et Idéal » des Fleurs du mal de 1857 Baudelaire décrit son malaise. Il semble être enfermé dans un endroit sombre et humide dans lequel il est victime d’hallucinations, et est spectateur d’une bataille entre l’espoir et l’angoisse ponctué par la victoire de cette dernière.
Comment le spleen est il décrit par Baudelaire et comment monte-il en puissance tout au long du poème pour finalementtriompher dans l’esprit du poète ?
Le climat est pesant cela est du en grande partie à la présence d’images noires et lugubres
symbolisant la mort, celle-ci sont de plus en plus sombres au fil des vers. Ainsi la crise de démence du poète monte en puissance. Enfin, Baudelaire rend les armes, s’avoue vaincu. L’angoisse peut donc triompher.


Le champ lexical de l’enfermement, latristesse, les images macabres et les figure de style funèbre traversent tout le poème ; ainsi Baudelaire dépeint un climat inquiétant et pesant qui montre bien son état de spleen.
Ces conditions sont tout de suite présentes de sorte que dans le premier vers, le ciel « pèse come un couvercle » le poète ressent donc une sensation d’enfermement aussi présente dans « cachot » vers 5 et « barreaux » vers 10il y a donc une métaphore filé de l’enfermement. Cet enfermement conduit au malheur, à la tristesse du poète qu’il décrit en utilisant le champ lexical de la tristesse avec « ennuis » vers 2, « triste » vers 4, « geindre » vers 16, « pleure » vers 18. La nature contribue également à cette tristesse, en effet tous les éléments qui s’y rapportent sont négatifs. Seul la chauve-souris symbolisel’espoir, mais elle est prise au piège dans le cachot, elle ne peut pas sortir et vers 6 « se cogne la tête à des plafonds pourris » on peut aussi penser à un asile psychiatrique où un patient est pris de démences ou encore d’un prisonnier abandonné à son triste sort. Ainsi les « infâmes araignées » vers 10 contribuent au sentiment de tristesse pas leur silence qui crée un malaise car c’est un « peuple» il y a donc une idée de masse qui devrait faire du bruit et aussi par ce qu’elles représentent car ce sont de violentes prédatrices et aussi le dieu des enfers pour les Aztèques, ainsi que par leur « filet » vers 12 qui servent à piéger. Les conditions climatiques sont également hostiles, en effet la pluie semble tombée abondamment, vers 5 elle « étale ses immenses trainées », de plus le lieu oùest Baudelaire est décrit comme « un cachot humide » qui inspirent la froideur. Les images et les métaphores sont angoissantes on peut remarquer que les mots à la rime sont souvent les plus violents car ce sont ceux qui marquent le plus le lecteur. L’oxymore vers 4 : « un jour noir » représente l’ennui il est en plus renforcé par le comparatif négatif : « plus triste que les nuit » on peutégalement remarquer l’opposition entre « un jour » au singulier et « les nuits » au pluriel qui montre que la noirceur au pluriel l’emporte sur la clarté au singulier. Les images des « esprits errants » v 14 et des « corbillards » v 17 symbolisent la mort dans la dernière strophe il y a d’ailleurs une métaphore filé de la mort qui montre l’obsession et la peur du poète pour la mort. Durant tout le poèmeles personnifications sont omniprésentes comme dans : « esprit gémissant » vers 2.



Dans les trois premiers quatrains, il n’y a pas un bruit, les choses se mettent en place puis dans le quatrième quatrain, on ressent une très vive agitation le silence est rompu et les bruits sont très désagréables, il symbolise une bataille. Le poème n’est composé que de deux phrases l’une en...
tracking img