Comportement d'achat grande fortunes

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  • Publié le : 1 septembre 2010
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GRANDES FORTUNES
Même les grandes fortunes doivent économiser
D e plus en plus riches… jusqu’à l’été 2007. Portée par la globalisation, la richesse des ultrafortunés a décollé à partir du début des années 2000. Le nombre de milliardaires originaires de pays émergents a progressé de manière exponentielle. En Chine, ils sont passés de trois à plus de cent entre 2004 et 2007!
La mondialisationde l’économie a également soutenu cette richesse en Occident. L’an dernier, le classement de Bilan établissait que la fortune des 300 plus riches de Suisse culminait à un sommet de 625 milliards. Dire que ce montant se montait à «seulement» 420 milliards au début des années 2000.
Depuis, la crise financière est passée par là, déclenchée par l’effondrement du marché hypothécaire américain etcelui des bourses. Miroir de la situation mondiale, la Chine a vu la fortune de ses milliardaires écornée de 22 % depuis l’été 2007. Quelles sont les mesures prises par les grandes fortunes pour juguler la crise? La réponse en sept points.
•Limiter les frais de fonctionnement
Les frais de bouche, les dépenses de luxe des plus fortunés, ont littéralement explosé ces dernières années. Rien n’étaittrop beau pour les milliardaires russes qui voulaient impressionner leur (riche) voisin. Jusqu’à récemment, les luxueux yachts rivalisaient avec les jets dernier cri. Mais la tendance s’est clairement inversée.
L’heure est aux économies. «Il y a beaucoup de contrats à racheter sur les yachts et les primes qu’il fallait payer sur les jets ont disparu», observePhilippe Reiser, patron du familyofficePrimatrustà Genève. «Vous et moi allons probablement hésiter avant de changer de voiture, illustre-t-il. Eux repoussent leurs achats de biens de luxe. »
L’homme s’occupe de tous les aspects financiers et logistiques pour le compte de riches familles. Il est leur homme de confiance. Les conseils qu’il donne actuellement aux grandes fortunes? «J’enlève le gras et réduis les frais defonctionnement qui ont dans certains cas été multipliés par dix depuis le début des années 1990. Je dois m’assurer que les actifs des familles ne sont pas mis en péril sur le long terme par des dépenses inconsidérées. » Les achats compulsifs sont repoussés à des jours meilleurs. L’heure n’est plus à l’achat d’une île, d’un loft de 600 m2à New York ou d’une résidence à 100 millions de dollars en prévision dela retraite. «On analyse les coûts engendrés à l’année en regard du nombre de nuits durant lesquelles l’endroit sera occupé. Et on explique qu’il convient peut-être de privilégier l’hôtel. »
Les secousses rencontrées à Londres et Moscou vont peser sur l’immobilier de luxe en Suisse. «Un promoteur m’a indiqué avoir en portefeuille ces dernières semaines plusieurs dizaines de chalets d’une valeurde plus de 5 millions à Crans et Verbier. Leurs acquéreurs ont renoncé à finaliser ces opérations. »
•Revenir au métier de base
«En phase de crise, il est déterminant de capitaliser sur ses points forts et de se projeter sur quinze ans. Les investissements doivent être stratégiques, c’est-à-dire susceptibles de dégager des économies d’échelle et d’augmenter les parts de marché. » Face aumarasme ambiant,Omar Danialva se renforcer dans l’activité qu’il connaît le mieux, l’hôtellerie. L’activité avec laquelle le patron de la chaîne genevoiseManotela bâti sa fortune.
Lui a la ferme intention de dépasser les frontières genevoises. Le jeune homme vise «Zurich, Berne, Bâle et Lucerne» et a déjà dans son viseur deux établissements. «Je suis intéressé par le segment des 3 ou 4 étoiles dédiésà la clientèle d’affaires. » Mais il y a peu d’hôtels sur le marché, un secteur très fragmenté composé de nombreux établissements familiaux. «Les transactions mettent du temps à aboutir. » Signe des temps, il note que ses interlocuteurs bancaires ont changé. Les banques cantonales sont très présentes, alors qu’avant, c’était les grandes banques qui dominaient dans le financement de transactions...
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