Corpus theatre

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  • Publié le : 7 juin 2012
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Le corpus comprend deux textes du XVIIe siècle : un extrait de L’Illusion comique de Corneille, le début de L’Impromptu de Versailles de Molière, un texte du XIXe siècle : un monologue de Triboulet,le personnage principal, dans Le Roi s’amuse de Victor Hugo et, du XXe siècle, un texte liminaire, une sorte de préface, de Catherine Boskowitz pour Paysages de la petite France de Jean-Pierre Renaut.Sur ces quatre textes, trois sont des passages de pièces de théâtre, un est un récit, mais tous traitent de la construction d’un spectacle et parlent des relations des acteurs entre eux, avec lemetteur en scène et avec le public.

Dans le texte de Molière, il apparaît nettement deux groupes : Molière d’une part, qui interpelle les autres par leur nom et vouvoie chacun d’eux, y compris safemme, les acteurs d’autre part, qui s’expriment individuellement en disant « je », mais aussi en tant que groupe en disant « nous » : « Mademoiselle Béjart : – Comment prétendez-vous que nous fassions,si nous ne savons pas nos rôles ? ». Cette solidarité des comédiens se retrouve dans la didascalie qui suit la ligne 50 dans l’extrait de L’Illusion comique, où l’on voit « tous les comédiens » separtager la recette, ainsi que dans le récit de C. Boskowitz, où elle indique que tout le monde a travaillé ensemble, comme le montre le terme « la réunion » suivi d’une énumération de corps de métierdans le dernier paragraphe. On voit qu’ici la metteur en scène et l’auteur, désignés, l’une par le « je » du début, l’autre par son nom « Jean-Pierre Renaut », se mêlent à toutes sortes de gens désignéspar une suite de prénoms, puis par l’expression « des comédiens amateurs de tous âges » et finissent par se fondre dans le groupe, comme chez Corneille, puisqu’Alcandre parle de « tous les acteurs »,« ses compagnons » sans distinguer un metteur en scène – il est vrai que cette fonction n’apparaît vraiment qu’à la fin du dix-neuvième siècle –, ni parler des auteurs. Molière, au contraire, est à...
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