Cout du travail

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1022 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 8 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Cout du travail et chômage
INTRODUCTION

La question du chômage est centrale dans les pays développés depuis trente ans. Il y a aujourd'hui en France environ 2,5 millions de chômeurs. Les chômeurs sont définis par le BIT (ou par l'INSEE en France) comme des personnes sans emploi, à la recherche d'un emploi et disponibles pour en occuper un. Les pouvoirs publics dans différents pays ontcherché à lutter contre le chômage en réduisant le coût des emplois peu qualifiés. On peut s'interroger sur l'efficacité de ces politiques en montrant d'abord les effets favorables d'une telle réduction du coût du travail mais en soulignant, dans un second temps, ses limites.

A - PREMIERE PARTIE : LA REDUCTION DU COUT DU TRAVAIL PEUT STIMULER LA CREATION D'EMPLOIS PEU QUALIFIES

1) Le coût dutravail est un déterminant de l'emploi pour les entreprises.

La théorie libérale nous rappelle que les entreprises opèrent des choix entre les facteurs de production pour produire.
L'arbitrage entre le travail et le capital se fait en comparant leurs coûts respectifs. Si le travail est jugé moins coûteux que le capital, l'entreprise sera incitée à embaucher. Par contre, si le coût du travail(salaire et charges sociales) est jugé élevé alors l'entreprise aura tendance à substituer du capital au travail (cf. Document 6) ou même à délocaliser une partie de ses activités dans des pays ou la main-d'?uvre est moins chère.

2) Les politiques de l'emploi, depuis les années 80, sont fondées en grande partie sur des baisses du coût du travail peu qualifié.

Dans la plupart des paysdéveloppés (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France), les pouvoirs publics ont cherché à réduire le coût du travail de différentes façons. Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne on a réduit l'influence des syndicats et allégé les contraintes d'un salaire minimum. En France, les pouvoirs publics ont encouragé la modération salariale et surtout procédé à des exonérations de charges sociales au niveau des bassalaires (donc des emplois peu qualifiés) (note du Document 1). On a aussi largement subventionné l'emploi dans le secteur marchand (primes à l'emploi) et créé des emplois à faible rémunération dans les services non marchands (CES, emplois jeunes...).

3) La baisse du coût de travail a favorisé l'emploi.

Aux Etats-Unis le chômage s'est maintenu pendant longtemps à un niveau faible (4 à 5 %). Oncomparait l'économie américaine à une "job machine". On a vu en effet des millions d'emplois créés dans les années 80 et 90, surtout dans le secteur tertiaire (cf. Document 3). Cette création massive d'emploi s'explique entr'autres par la faiblesse des salaires dans ce secteur qui utilise beaucoup de main-d'?uvre peu qualifiée. En France la décrue du chômage entre 1997 et 2001 s'explique en bonnepart par la baisse du coût du travail (modération salariale et allègement de charges sociales), combinée à un environnement favorable (reprise de la croissance).

B - DEUXIEME PARTIE : LA REDUCTION DU COUT DU TRAVAIL A UNE EFFICACITE DISCUTEE DANS LE LUTTE CONTRE LE CHOMAGE

1) Les allègements du coût du travail ne conduisent pas systématiquement à la baisse du chômage

Les mesuresd'exonération de charges prises en France en 1993 (gouvernement Balladur) n'ont pas empêché le chômage des salaires non qualifiés de progresser en 1994 (et même jusqu'en 1997). De plus la baisse du chômage entre 1997 et 2001 (cf. Document 1) ne saurait être expliquée seulement par la baisse du coût du travail. La forte reprise d'activité, le passage aux "35 heures" ont aussi contribué à la reprise del'emploi.

On sait enfin que si le coût du travail est plus élevé en France qu'aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, il est inférieur à celui des pays d'Europe du Nord ou de l'Allemagne qui ont un chômage moins élevé.

2) La baisse du coût du travail peut avoir des effets négatifs sur la croissance et l'emploi

La réduction du coût du travail peut se faire par la modération salariale...
tracking img