Crise irlandaise

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  • Publié le : 10 avril 2011
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Stratégie et Crise Financière
LE PROBLEME DE LA CRISE SOUVERAINE EN IRLANDE

2010/2011
La crise économique de 2008 qui a trouvé son épicentre aux Etats-Unis a gagné rapidement le monde entier et eu des répercussions sur de nombreux Etats notamment en Europe. Cette crise bancaire a été suivie par unecrise de la dette souveraine en Grèce, en Irlande mais aussi au Portugal et l’Espagne en est toute proche. L’Europe a donc du prendre des initiatives pour y faire face. Nous nous intéresserons dans ce dossier au cas de la dette souveraine en Irlande.
Dans un premier temps il est nécessaire de définir ce terme, une dette (financière), dans sa définition la plus simple, est une somme d’argent due àquelqu’un. Une dette souveraine fait référence à une dette émise par une entité souveraine, c'est-à-dire un Etat. Elle comprend les titres de dette émis par un pays, chaque pays ayant sa propre dette, qui sont généralement échangés sur le marché obligataire (obligation d’Etat, Bons du Trésor, etc.)
La dette souveraine se compose de la dette interne et de la dette extérieure.
La dette internereprésente l’ensemble des créances détenues par les agents résidents comme créances sociales, commerciales et fiscales (les salaires des fonctionnaires, les fournisseurs de l’Etat, etc.).
La dette extérieure représente les dues à des prêteurs étrangers (pays ou institutions officielles comme le FMI).
De façon générale la dette souveraine d’un Etat est donc composée des prêts que celui-ci acontractés auprès d’autres pays ou institutions (FMI, Banque mondiale, etc.) ou encore de titres émis par le Trésor public. Mais aussi de toutes les dépenses étatiques comme les salaires des fonctionnaires par exemple. Il est donc, tout comme la dette financière d’un agent lambda, l’argent qui est due par un pays, l’Etat étant placé dans ce cas comme débiteur par rapport à tous ses créanciers.L’Irlande, membre de l’Union Européenne depuis 1973 était encore il y a 2 ans un modèle économique et de croissance au sein de l’Union. Avec une croissance du PIB de 5.30% en 2007 et un PIB par habitants de 45600 euros, le pays se placer au niveau de ces indicateurs en dixième position mondiale et troisième en Europe.

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Avec un déficit budgétaire quasi nul et un taux de chômage trèspeu élevé, le « Tigre Celtique », comme on le surnomme, était proche de l’idéal.
Revenons sur les fondements de cette croissance. Dès 1987, le gouvernement irlandais décide de mettre en place une stratégie de croissance qui consiste en partie à attirer des investisseurs étrangers, pour inciter les entreprises à s’installer et prévoit des aides financières. Mais l’essentiel de cette stratégie passepar la mise en place d’un « dumping fiscal », en effet alors qu’en France par exemple l’impôt sur les bénéfices des sociétés et de 33.33% et en moyenne de 30% dans le reste de l’Europe, l’Irlande place le taux de son impôt très bas (il est encore actuellement de 12.5%).
De plus les cotisations sociales y sont faibles, les obligations en terme de droit du travail peu nombreuses et une culturesyndicale peu développée, il n’en fallait pas plus aux entreprises étrangères pour s’installer sur le sol irlandais.

Les investissements étrangers explosent, avec de grand groupe qui s’installent comme Google, IBM, Dell, Intel, Microsoft, Hewlett Packard, tous les grands noms du secteur des nouvelles technologies mais aussi de grands groupes pharmaceutiques et autres. Ainsi entre 1995 et 2000,l’Irlande connaît une augmentation de son PIB d’environ 8% par an, bien supérieur à la moyenne dans l’Union européenne. On compte aujourd’hui prés d’un millier d’entreprises étrangères présentes en Irlande qui emploient environ 136000 personnes soit 6.8% de la population active. Les entreprises étrangères y sont donc pour beaucoup dans la croissance économique du pays.

En 2007, le taux de...
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