Des cannibales de montaigne, commentaires philosophiques

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  • Publié le : 27 janvier 2010
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Philosophie
Commentaire de texte philosophique
Montaigne, Des Cannibales
Montaigne, à travers ce texte écrit au XVIème siècle, nous force à voir l’hypocrisie de la société européenne en opposant les coutumes des « sauvages » indigènes à la société « civilisée » des Européens. Dans cet extrait nous pouvons voir que la problématique posée est en fait de définir qui est sauvage ou non.Suivant Montaigne, c’est en fait nous, les personnes factices et « altérées », qui sommes sauvages, et non un peuple non-conforme à nos usages.
Ce texte paradoxal veut montrer que nous ne pouvons pas toujours être juge sur des choses que nous ne pouvons comprendre forcement. Ce qui est enjeu dans ce texte c’est en fait l’opinion publique, et la notion de sauvage. Etais-ce l’inconnu qui est sauvageou nous même ? Est-ce plus normal de vivre dans la nature ou de façon « civilisée » ?
Nous pouvons dans un premier temps observer la forme et le plan du texte. En effet, cet extrait est très clairement découpé en trois parties. Le premier paragraphe, de la ligne 1 à 10, forme la première partie dans laquelle est présente la thèse de l’auteur : les indigènes sont autant des sauvages que nous,voir moins. Les deux prochaines parties sont constituées d’exemples se contrastant. La seconde partie, ligne 11 à 29, nous montre l’arrivée des indigènes à Rouen, et nous montre leurs points de vue sur les aspects « d’une belle ville ». En revanche, la troisième partie, ligne 30 à 41, va tenter d’expliquer et décrire, toujours avec le point de vue d’un indigène, la façon dont le pouvoir est décrétéet utilisé dans la société des sauvages.
L’extrait commence par la conjonction de coordination « Or », ce qui montre que l’argumentation a déjà commencée, et que Montaigne va nous présenter sa thèse. Par contre, peu de mots de liaisons sont présents dans ce texte, les paragraphes servant à découper le texte. Cette thèse de l’auteur est ensuite suivie par des critiques. Aux lignes 4 et 5, nouspouvons observer qu’ils « nous » décrit comme n’ayant aucune ouverture d’esprit, puisque nous n’avons comme critères que nos opinions. Ceci est suivie d’une autre critique envers la religion, le gouvernement et nos comportements, puisqu’ils sont décrit ironiquement tout les trois comme « parfaits ». Après cela vient une ambigüité. En effet, Montaigne, à la ligne 6, parle de « Ils » comme dessauvages, or nous pouvons nous demander s’il fait référence aux indigènes ou aux trois institutions citées ci-dessus. Mais il conclut cette première partie en redonnant sa thèse qui est que ce sont les personnes factices et « détournés de l’ordre commun » qui sont des sauvages.
L’opposition entre « Nous » les civilisés et « Ils » les sauvages est distinctement montrée tout au long de ce texte.Montaigne, avec son « Je », est presque le médiateur. Le deuxième mouvement, commençant à la ligne 11, est un long exemple sur le point de vue des indigènes, point de vue, de fait, extérieur et supposé objectif. Or Montaigne nous trace un portrait à la fois intellectuel, et à la fois moral, de ces indigènes sous forme d’anecdote. Les détails donnés par l’auteur (par exemple le fait qu’il ait oublié letroisième point) tendent à nous donner une vision réaliste de cette anecdote, tout comme le fait que, comme précisé au début du second paragraphe, « de ces relations, naitra leur ruine ». Malgré cela, nous pouvons nous demander si ce n’est pas simplement Montaigne qui critique la société à travers les indigènes pour justement justifié son point de vue. Ces indigènes ne se laissent pas impressionnerpar le cérémonial de l’accueil (ligne 17) et donnent honnêtement leurs visions, dès la ligne 20, sous forme d’argumentation, en employant des expressions telles qu’ « en premier lieu » ou « secondement ». Les indigènes ont du bon sens car ils s’étonnent qu’en enfant, en apparence faible, puisse être le roi et gouverner, alors qu’autour de lui se trouve des gardes Suisses « forts et armés ». Cet...
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