Descartes article 144

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  • Publié le : 20 avril 2011
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René Descartes s’intéresse dans l’article 144 de son traité philosophique Les Passions de l’âme au désir de la vertu. Le désir étant la passion la plus fondamentale et universelle qui nous pousse à agir, il est normal que le penseur l’étudie dans son traité. Descartes est croyant ; il apparait logique qu’il associe ses croyances et ses pensées, qu’il se pose des questions sur les liens entrel’homme et la vertu. La vertu est la capacité de faire du bien. Descartes relie ses convictions personnelles et sa réflexion et s’interroge dans cet article si l’homme désire assez la vertu. Selon lui nous la désirons trop peu. Tout d’abord il expose sa théorie de « il me semble » ligne 1 à « avec trop d’ardeur » ligne 8 puis il justifie sa théorie de « à cause » ligne 8 à « nous en avons attendu »ligne 15 enfin, de « mais la faute » ligne 15 jusqu’à la fin du texte, il donne au lecteur un conseil pour désirer plus cette vertu.

Dans la première partie Descartes expose sa thèse. Au début du texte il établit deux catégories d’objets du désir, celui qui ne dépend que de nous et celui qui dépend de nous et du monde extérieur. Par exemple il ne dépend que de nous de réaliser un travail maisl’amour dépend de nous et de l’autre. Pour lui cette différentiation est très importante (« on ne distingue pas assez ») et souvent oubliée (« l’erreur que l’on commet le plus souvent »). En effet on réfléchit souvent sur le désir lui-même, on se demande s’il est notre propre désir ou s’il est conditionné par le monde extérieur mais on s’interroge rarement sur l’objet de ce désir et plusparticulièrement si on est capable de l’atteindre seul ou non. En effet si ce dernier dépend uniquement de notre libre-arbitre (notre faculté à faire des choix) alors nous pouvons le réaliser. Descartes se pose alors la question de savoir si on désire les choses bonnes qui ne dépendent que ne nous.

On pourrait généralement penser que les choses que l’on désire et qui ne dépendent que de notre volontésont bonnes (au sens moral du terme) mais Descartes affirme le contraire. Il prétend que l’on ne désire pas beaucoup les bonnes choses (« pour ne les pouvoir désirer avec trop d’ardeur »). Il donne ici sa théorie sur les désirs des hommes selon laquelle nous ne sommes pas trop attirés par les bonnes choses de façon naturelle. Cette théorie pourrait expliquer les actions des hommes et pourquoilorsque nous avons le choix entre une bonne chose et une mauvaise action nous choisissons cette dernière.

Descartes justifie sa théorie (des lignes 8 à 15) en donnant plusieurs arguments. Selon lui la vertu (capacité à faire du bien) repousse les hommes (« il est certain qu’on ne saurait avoir un désir trop ardent pour la vertu »). Il ne dit pas que les hommes ne sont pas attirés par la vertumais qu’ils ne les le sont pas de manière suffisamment forte. Il pense que suivre une voie vertueuse est quelque chose qui fait peur aux hommes car cela implique de s’écarter du monde et de ne plus partager les plaisirs de tous. Si l’on décide de vivre en accord avec la vertu on est obligé de s’approcher de l’ascétisme ce qui effraie la plupart des hommes.

Puis il expose que l’homme est attirépar l’inaccessible. Il explique que l’homme ne désire pas beaucoup les choses « ne pouvant manquer de nous réussir » car on connait d’avance le résultat « c’est de nous seuls qu’il dépend ». En effet nous sommes toujours attirés par ce que nous ne le possédons pas. Par exemple alors qu’ils pouvaient tout avoir dans le Jardin d’Eden Adam et Eve ont goûté à la seule chose interdite. L’homme estnaturellement attiré par ce qu’il ne connaît pas et par l’interdit. Lorsqu’un interdit est posé, la première réaction est de vouloir le braver même si l’objet est mauvais, de même pour le danger.

De plus il ajoute que nous connaissons d’avance ce que vont nous apporter ces choses ; il écrit : « nous en recevons toujours toute la satisfaction que nous avons attendue ». Descartes insiste...
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