Discrimination

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  • Publié le : 18 mai 2011
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MARCHAL Arthur BASSOT Germain JOLLY Rodolphe DENOMME LouisTHEME : République et Particularisme

ECJS : En quoi les quotas sont une solution adaptée pour lutter contre les discriminations liées au genre ?



Image extraite de : http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/19/951893-Conseils-d-administration-le-monopole-des-hommes-blancs-remis-en-cause.html

INTRODUCTION : En France comme en Europe, une grande question d’actualité porte sur lesdiscriminations en tout genre. On peut citer par exemple, les discriminations liées au sexe. En effet, la parité hommes femmes dans les entreprises est trop peu souvent atteinte. Les gouvernements français et européens ont donc mis en place une politique de quotas au sein de leur pays. Celle-ci consiste à fixer un nombre minimum de femmes dans les entreprises que celles-ci doivent respecter sous peined’amendes. Ces quotas sont donc source de débats et ne sont pas acceptés par l’ensemble de la population. On peut donc se demander si ces quotas sont une solution adaptée pour lutter contre les discriminations liées au genre ? Dans un premier temps, les arguments pour cette solution seront abordés, puis, dans une deuxième partie, les arguments contres seront évoqués, et enfin, en dernière partie, lesautres solutions pour lutter contre ces discriminations seront développées.

1er argument : Pour commencer, aujourd’hui, le monde du business en Europe est dominé par les hommes. En effet, 90% des membres des conseils d’administration sont des hommes. Néanmoins, l’UE compte quelques bons élèves comme la Norvège qui fut le premier pays a instauré une politique de quotas(2003). Ils ont votéplusieurs lois qui prévoyaient 40% de femmes dans les conseils d’administration, les résultats sont là, la part de femmes siégeant aux conseils d’administration est passé de 25% en 2004 à 42% en 2009. Cette politique a donc portée ces fruits. D’autres pays européens comme l’Espagne(2007) et l’Islande(2010) ont suivi cet exemple en ayant des résultats tout aussi positif. En Espagne, il y avait 4% defemmes en 2006 dans les conseils d’administration pour 20% en 2010. Comme le prouvent ces chiffres, cette politique de quotas paraît une solution adaptée pour augmenter la part de femmes dans les entreprises et donc lutter contre cette discrimination.

2ème argument : De nos jours, de nombreux chiffres montrent la faible part des femmes dans les entreprises. On peut voir que seul 16.1% des postes dedirection sont occupés par des femmes. De plus, les femmes gagnent en moyenne 18.9% de moins que les hommes. De même, à partir de 35 ans, les femmes sont confrontées aux « plafond de verre » qui les empêchent d’accéder aux postes de direction. Elles ne sont en effet que 11% a occupé un poste de direction. Devant la gravité de la situation une politique de quotas imposée dans les entreprises deplus de 500 salariés apparaît donc comme logique. En effet, face à la non-réaction des patrons, les femmes par le biais de cette politique espèrent voir du changement. Par exemple, dans une interview de Clarisse Reille, la présidente de grandes écoles au féminin, qui a été créé pour dresser un premier bilan de la situation des femmes cadres au sein des entreprises et des organisations. On peutlire que selon elle, une politique de quotas est indispensable aux femmes et à leur crédibilité. « Car la situation n'a pas évolué au cours des dernières années. Les résistances culturelles, notamment, sont fortes, et les femmes aujourd'hui subissent des quotas implicites dans les entreprises et les administrations.» La réponse de cette femme prouve qu’il est tant d’agir et que les quotas...
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