Dissertation : la question "qui suis je?" admet elle une réponse exacte?

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  • Publié le : 22 novembre 2009
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*La question : "*qui suis-je ?* " *admet-elle une réponse exacte ?

Cela fait longtemps que l’Homme se questionne sur lui-même. Il s’interroge sur son passé, son présent et son avenir, ainsi que ce qu’il était, ce qu’il est et ce qu’il sera. René Descartes, au XVIIème siècle posera le cogito, fondement de l’esprit cartésien, afin d’établir une Conscience réfléchie de l’Homme. Néanmoins, le "qui " du " qui suis-je " peut avoir plusieurs significations, devrait-on limiter ce pronom relatif à la notion d’individu afin d’apporter une réponse exacte, objective et établie ou doit-on ouvrir ce "qui " à d’autres perspectives, plus subjectives ? On montrera d’abord qu’une réponse exacte est possible sous certaines conditions, mais que certains aspects du " qui " rendent une réponse qu’on nepeut pas fournir. On se demandera par la suite qui est le mieux placer pour répondre à cette question, ou du moins en partie. On terminera par s’interroger pour savoir si apporter une réponse au "qui suis-je? " serait appréciable.


On peut apporter une réponse exacte si l’on se préoccupe de données purement scientifiques. Si l’on définit le " qui " comme faisant référence à la notiond’individu, alors on peut apporter une réponse exacte, complète et objective. La notion d’Individu remonte à l’antiquité, venant du latin Individum qui veut dire " qui ne peut être divisé ". Aujourd’hui, ce terme définit un être vivant, donc une succession de gènes primaires et secondaires, le rendant infiniment divisible, mais gardant une unité de corps. Dans le cas de l’être humain, on définit la couleurdes yeux, la pigmentation de la peau ou le groupe sanguin. Cet ensemble d’informations complexes renseigne sur l’interrogation du " qui suis-je ". La science, objective, apporte des réponses que l’on peut voir et démontrer par diverses expériences scientifiques comme le caryotype. Ainsi on obtient une expression exacte du " qui ", que l’on ne peut nier.
D’un autre coté, le « qui » ne peut selimiter au concret, à l’exactitude. Par exemple, le qui peut renvoyer à la notion de personne. En remontant dans les flots du temps, on s’aperçoit que Marc Aurèle, philosophe et empereur romain du IIème siècle, a substitué la notion d’Individu au profit de celle de Personne dans les lois de Rome. Une personne (du latin persona, c'est-à-dire les masques des acteurs antiques des tragédies),contrairement à l’individu, ne se définit pas par le coté physique, extérieur, génétique de l’être humain. Ainsi, si le " qui " ne renvoie pas qu’au physique, il peut renvoyer à la personne : l’identité sociale, composé à la fois de comment on se perçoit mais aussi de comment on est perçu par les autres : que cela soit des groupes de pairs, la famille et ainsi de suite. De part cette notion, on ne peutjuger l’Homme qu’à la fin de sa vie, une fois qu’il aura accompli toutes ses actions. Même de cette façon, la personne ne peut être définie entièrement donc on ne peut apporter de réponse exacte et objective à la question " qui suis-je ?".


On a vu que le " qui " pouvait se traduire de différentes manières, et que la réponse semblerait difficile a donner, mais quelle personne serait la plus amême de nous apporter cette réponse ?


On a vu que ni soi, ni un tiers ne peut donner une réponse satisfaisante et donc exacte à la question " qui suis-je ?", mais une réponse serait elle notamment appréciable ?


La question posée ne " mérite " pas de réponse exacte. Rappelons que la question posée " qui suis-je "exprime le coté narcissique de l’Homme. En effet le " je " remets le Moi aucentre de l’attention, et non l’Homme. Ainsi la question est différente de " qu’est ce que l’Homme ?". Aristote, philosophe de l’antiquité, a répondu à cette ultime question : "L’Homme est un vivant doué de parole " et " L’Homme est un vivant politique ". Même si cette réponse, exposée il y a vingt cinq siècles, parait superficielle, montre la grandeur de la pensée antique, car Aristote ne...
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