Esperance de vie et mortalite

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  • Publié le : 1 décembre 2011
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>>>ESPERANCE DE VIE ET MORTALITE
L’espérance de vie croît régulièrement depuis un siècle. L’espérance de vie à la naissance des femmes progresse de deux mois en 2009 par rapport à l’année précédente. Une fille née en 2009 peut espérer vivre jusqu’à 84 ans et demi (si les conditions de mortalité à chaque âge restent identiques tout au long de sa vie à celles observées en 2009). La baisse de lamortalité entre 70 et 90 ans en 2009 explique l’augmentation de l’espérance de vie de deux mois. Pour les hommes, l’espérance de vie à la naissance progresse également de deux mois et atteint 77,8 ans. Leur gain d’espérance de vie s’explique en grande partie par le recul de la mortalité entre 70 et 79 ans. En dix ans, les gains d’espérance de vie sont de trois années pour les hommes et de deuxannées pour les femmes. L’écart entre les deux sexes se réduit, comme les années précédentes, et passe à 6,7 ans en 2009 (contre 7,6 ans dix ans auparavant).
Les premières générations du baby-boom d’après-guerre ont atteint ou dépassé les 60 ans depuis 2007. La part des personnes de 60 ans ou plus continue d’augmenter et atteint 23% au 1er janvier 2010. En 2009, une femme âgée de 60 ans a encore uneespérance de vie de 27 ans, soit 1,7 an de plus qu’il y a dix ans, tandis que celle d’un homme du même âge dépasse 22 ans et croît de 2 années en dix ans.
Dans tous les pays de l’Union européenne, les femmes ont une espérance de vie à la naissance largement supérieure à celle des hommes. L’espérance de vie des Françaises est supérieure de deux ans à celle des femmes de l’ensemble de l’Unioneuropéenne à 27. Seules les Espagnoles ont une espérance de vie supérieure de quelques mois aux Françaises. En revanche, l’espérance de vie des hommes continue sa progression régulière mais reste juste au niveau de la moyenne des principaux pays européens. Un garçon né en 2008 en France peut espérer vivre jusqu’à 77,6 ans contre 76,2 ans dans l’ensemble de l’Union européenne à 27. La Suède et l’Espagnefigurent en tête du classement : les garçons nés en 2008 peuvent espérer y vivre plus de 79 années.
En 2009, 546 000 personnes sont décédées en France. Le vieillissement de la population explique en partie l’augmentation du nombre de décès qui progresse de 0,6 % par rapport à l’année précédente. Le taux de mortalité est stable et s’établit à 8,5 ‰. Avec 3,8 décès d’enfants de moins d’un an pour 1000 naissances vivantes en 2009, le taux de mortalité infantile est stable depuis 2006. Après avoir diminué fortement jusqu’en 2004, il semble avoir atteint un palier. En Europe, quelques pays ont réussi à obtenir de meilleurs résultats : 2,5 pour 1 000 en Suède en 2008, 2,6 en Finlande ou 3,5 en Allemagne.

>>>NATALITE ET FECONDITE
Avec 821 000 bébés nés en 2009, le nombre de naissances baisselégèrement (– 7 500 par rapport à 2008) mais reste supérieur à la moyenne des dix dernières années. Un quart de cette baisse, soit environ 2 000 naissances, s’explique mécaniquement par le fait que 2008 était une année bissextile. Un cinquième de cette baisse est due à la diminution de la population féminine de 15 à 50 ans entre 2008 et 2009. Si les effectifs à ces âges étaient restés les mêmesqu’en 2008, il y aurait eu 1 500 naissances supplémentaires. Enfin, la baisse des taux de fécondité des femmes de moins de 30 ans explique le reste de la diminution du nombre des naissances. La fécondité des femmes de plus de 30 ans continue, quant à elle, d’augmenter.
Ainsi, en 2009, l’indicateur conjoncturel de fécondité diminue très légèrement par rapport à l’année précédente. En 2008, il avaitatteint son niveau le plus élevé depuis 1975 et le seuil symbolique des deux enfants par femme avait été dépassé. En 2009, il est encore malgré tout à un niveau nettement plus élevé qu’il y a dix ans. Le changement dans les comportements de fécondité, avec notamment la hausse des taux de fécondité après 28 ans depuis 1999, aurait dû entraîner 82 000 naissances de plus qu’il y a dix ans. Mais...
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