Essai sur le roman mille soleils splendides

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  • Publié le : 17 octobre 2010
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De parts et d’autres sur la planète, plusieurs pays ne sont pas encore régis par les principes de droits et libertés dont chaque personne devrait pouvoir jouir. Une telle situation peu notamment être observée en Afghanistan, où la justice ne règne pas de façon égale sur les hommes et les femmes. Ces dernières vivent pour la plupart dans de piètres conditions de vie et leurs droits sontconstamment brimés, ce que tente de dénoncer l’auteur Khaled Hosseini dans le livre «Mille soleils splendides». Ainsi, ce livre pourrait être qualifié de dérangeant; les protagonistes de l’histoire sont en effet dépendantes des hommes et souvent victimes d’actes violents, elles ne peuvent pour la plupart pas être éduquée afin de s’assurer un avenir plus prometteur et ont une position désavantageuse face àla loi.
Tout d’abord, à la lumière de la lecture du roman, j’ai pu constater que toutes les femmes afghanes sont immuablement dépendantes des hommes : que ce soit d’un frère, d’un père ou d’un mari, elles se doivent d’obéir et de faire ce que l’on attend d’elles. La majorité des femmes afghanes sont sujettes à grand nombre d’actes violents, plus particulièrement de la part de leur mari. Celui-cirègne en maître dans le couple; il n’hésitera pas à porter son poing à la figure de sa femme si l’envie lui en prend. Il est rare de retrouver sous un même toit un couple heureux partageant un amour véritable, puisque l’homme s’assure avant tout une épouse pour que l’ensemble des tâches ménagères soient effectuées, les repas préparés, les enfants gardés et que toutes les autres corvées qu’il nejuge pas réservé au gendre masculin soient complétées. La femme est donc soumise, elle n’a d’autre choix que de faire ce que lui ordonne son mari au risque d’être violentée. La peur l’habite souvent, comme le démontre Mariam dans le roman. On dit en effet qu’« elle vivait constamment dans la crainte continuelle des sautes d’humeur de Rachid et des moments où même les conversations les plus anodinesdevenaient pour lui prétexte à un affrontement, qu’il ponctuait à l’occasion de gifles ou de coup de poing et de pied.» Il est choquant de constater qu’une femme qui se marie est considérée comme une offrande à un homme, un cadeau sur lequel il a un pouvoir absolu : à lui de décider s’il l’utilisera à bon ou à mauvais escient.
Par ailleurs, je fus surprise de constater que dans le livre deKaled Hosseini, l’instruction est très restreinte aux femmes. Effectivement, rares sont celles qui vont jusqu’à effectuer des études universitaires afin d’entreprendre une carrière professionnelle. Un nombre considérable de femmes n’ont pas le droit d’accéder à une quelconque forme de scolarisation en haut de l’âge de dix ans; elles n’ont pour la plupart plus le droit d’exercer un métier alors quecertaines occupaient un poste important au sein de la société, dans un cabinet d’avocats ou bien dans un hôpital, par exemple. Fermer les établissements scolaires réservés aux filles fut l’un des premiers actes des Talibans après la prise de Kaboul et je trouve désolant que l’intelligence féminine soit si faiblement exploitée dans un pays qui saurait l’utiliser avec discernement. On peut constaterque le roman «Mille soleils splendides» appuie mon raisonnement lorsque, à l’hôpital, Mariam parle avec l’infirmière qui doit assister le second accouchement de Laila. On peut en effet lire : « [...] Mariam comprit qu’elle avait devant elle une femme que de tels outrages n’atteignaient plus. Une femme qui mesurait sa chance de pouvoir au moins travailler, même si ce droit risquait toujours de luiêtre retiré.»
Finalement, les afghanes sont victimes d’une haute injustice par rapport à la loi, et ce en raison des institutions officielles et importunes qui régissent le pays. Ces femmes ont presque toujours été empêchées de dénoncer les actes violents et discriminatoires commis à leur égard et on leur refuse presque constamment un accès juste et équitable à la justice. Comme le dit si bien...
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