Essai d'analyse de la notion de république

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  • Publié le : 15 avril 2011
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ESSAI D’ANALYSE DE LA NOTION DE REPUBLIQUE .

Par Malick TAMBEDOU
Juriste internationaliste et maritimiste, Politologue,
Professeur d’enseignement secondaire (Anglais)
E-mail : malicktambedou @ hotmail.com

Le 21 Septembre1792 constitue une date repère dans l’histoire des institutions politiques françaises. Ce jour-là, en effet ,la Convention nationale, c’est-à-dire l’Assemblée nationale constituante élue au suffrage universel ( masculin ) le 02 Septembre de la même année , procèda à la destitution du roi Louis XVI et abolit la royauté elle-même . Dès le lendemain , c’est-à-dire le 22 Septembre, elle proclama larépublique, laquelle venait ainsi de supplanter la monarchie. Cependant, c’est bien avant cette date que la république est apparue dans l’histoire institutionnelle des sociètés humaines . Elle est en effet née dans la Rome antique où, en 509 avant J.C, elle remplaça le régime monarchique qui avait été mis en place par les conquérants étrusques, lesquels venaient tout juste d’être chassés au cours de lamême année. Et à la suite des minuscules cités et collectivités antiques ( Rome, Athènes, Sparte, etc. ), longtemps avant la France, les Etats-Unis d’Amérique ont été le premier grand Etat moderne à instituer la république à travers la constitution fédérale du 17 Septembre 1787 , bien que le terme lui-même ne soit pas expressément mentionné dans cette oeuvre du constituant de Philadelphie. Denos jours, la plupart des 191 Etats de la socièté internationale se réclament du régime républicain. Au plan strictement théorique, le terme république est récurrent dans le discours politico-juridique tant interne qu’international. Relativement à la notion elle-même, il faut commencer par préciser que, étymologiquement, le mot république vient du latin « res publica », qui signifie littéralement lachose publique, la chose de tous, c’est-à-dire du peuple entendu non pas au sens social de plèbe mais au sens de l’ensemble de la population. On comprend alors que la république soit communément définie comme la forme de gouvernement où le pouvoir est chose publique, c’est-à-dire rapporté au peuple, au corps social. C’est pourquoi la république se pose par opposition diamétrale à la monarchie,laquelle s’entend d’un régime politique où le pouvoir est exercé par un individu désigné sur une base héréditaire. Lorsqu’il s’agit d’une monarchie absolue, le monarque exerce le pouvoir de façon exclusive et n’est limité que par des lois fondamentales et fixes, dites lois fondamentales du royaume, lesquelles se ramènent à un corps de règles constitutionnelles non écrites régissant aussi bien latransmission que l’exercice du pouvoir royal et destinées à en empêcher la dérive arbitraire. Lorsqu’il s’agit d’une monarchie limitée, ou monarchie constitutionnelle, le pouvoir royal est borné par une constitution (généralement écrite ) et partagé par des organes émanant du peuple et qui en contrôlent l’exercice ; dans la grande majorité des monarchies contemporaines, les monarques, ainsiconstitutionnellement dépouillés de la quasi-totalité de leurs prérogatives et dépourvus de tout pouvoir propre de décision, ne sont plus que le symbole de l’unité nationale et un recours possible en cas de crise grave. La république se distingue également de l’oligarchie. Celle-ci, dans son sens originel, désigne une forme de gouvernement où le pouvoir est entre les mains d’un nombre réduit de personnes.L’oligarchie connaît deux variantes. Il y a d’abord la ploutocratie (ou timocratie) qui renvoie au régime politique où le critère du choix des gouvernants est la richesse, et qui correspond donc au gouvernement des plus riches. Il y a ensuite l’aristocratie (mot qui vient du grec « aristokratia », d’ « aristos » qui signifie les meilleurs et « kratos » qui veut dire gouvernement) qui correspond...
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