Discours de robespierre

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1270 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 mars 2012
Lire le document complet
Aperçu du document
Introduction

Il s’agit du discours que Maximilien Robespierre a adressé à la Convention Nationale le 5 février 1794 sur les principes de morale politique qui doivent guider la convention nationale dans l’administration intérieure de la République.

Contexte Historique

Depuis la fin juillet 1793, Robespierre fait partie du Comité de salut public ; il est l’un des hommes clés de cettedirection collégiale et y joue un rôle primordial pour légitimer et systématiser la Terreur. Cet extrait de son rapport « sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l’administration intérieure de la République » révèle l’argumentaire très construit de ses discours, le rôle décisif que joue l’égalité dans son dispositif idéologique et l’importance del’héritage de Montesquieu dont l’idéal est la modération et la liberté et le but final, le bonheur de l’humanité. Déjà, l’auteur de l’Esprit des Lois considère que « dans un état populaire, il faut un ressort de plus (par rapport aux gouvernements monarchique ou despotique) qui est la vertu». Maximilien reprend encore en 1791 la définition de la République admise par Jean Jacques Rousseau lorsqu’ildit que « tout état libre où la nation est quelque chose, est une république…».

Problématique
Pourquoi, alors, la vertu telle que conçue par Robespierre est-elle la base des relations civiques dans une République ? Pourquoi la vertu est-elle considérée par lui comme « l’âme de la République » ? En premier lieu, on examinera quelle est la vertu dans la pensée de Robespierre (I)et, eu deuxième lieu, comment faire pour établir une république d’après ce que dit Robespierre dans son discours à la Convention (II).

I La vertu dans la pensée de Robespierre

« Le fondement unique de la société civile, c’est la morale ». Les composantes clés de la vertu, d’après Maximilien, sont « la morale, la probité, les principes, les devoirs, la raison, le mépris du vice, la fierté,la grandeur d’âme, l’amour de la gloire, le mérite, le génie, la vérité… De même que la sagesse est elle-même une partie de la vertu.» Il a sans doute toujours gardé en mémoire le précepte selon lequel il faut « vivre conformément à la nature », c’est à dire selon la vertu, ce qui suppose d’agir constamment et uniquement en accord avec la raison ; mais si la vertu est le maître mot, elle sedécline en fonction des caractères et des circonstances : prudence pour certains, sagesse, justice, courage, tempérance, maîtrise de soi, bon conseil, patience, pour d’autres. Cependant, tous ces points de vue aboutissent au même résultat qui est « d’échapper au charme des représentations séductrices, aux influences pervertissantes qui émanent de la société ».

A La vertu est républicaine, civique etpublique
Pour Robespierre, « la vertu, dans une république, c’est un sentiment et non une suite de connaissances ; le dernier homme de l’Etat peut avoir ce sentiment, comme le premier» et l’amour de la république dans la démocratie, c’est celui de l’égalité qui « borne l’ambition au seul désir, au seul bonheur de rendre à sa patrie de plus grand services que les autres citoyens ».D’après lui,la vertu républicaine peut être considérée par rapport au peuple et par rapport au gouvernement : elle est nécessaire dans l’un et dans l’autre. Il démontre clairement que si la vertu est « sublime », elle est essentiellement républicaine. « Non seulement, elle est l’âme de la démocratie, mais elle ne peut exister que dans ce gouvernement ». C’est la raison pour laquelle il oppose avec force"l’immoralité, base du despotisme, à la vertu, essence de la République". Les vertus sont aussi civiques d’après lui. C’est le peuple qui possède naturellement la vertu, le peuple laborieux, souvent méprisé, en proie à des difficultés quotidiennes grandissantes. «Les vertus sont simples, modestes, pauvres et souvent ignorantes, quelquefois grossières ; elles sont l’apanage des malheureux et le...