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  • Publié le : 29 mars 2011
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Sujet : Crise de 1929 et crise actuelle
 
            Le parallèle entre la crise de 1929 et la crise actuelle a été rapidement établi. En effet, il est tentant de voir dans la crise actuelle une répétition de la crise de 1929. La crise est-elle un phénomène cyclique ? Quels sont les aspects évolutifs du capitalisme qui se dégagent des deux crises ? L’ampleur du phénomène actuel ainsi que sadimension universelle corroborent la vision de la répétition. Mais faut-il céder à la facilité du simple phénomène répétitif ? Avant de pouvoir confirmer ou infirmer cette analyse, il convient de considérer le problème dans toute sa complexité. On se propose donc de déterminer les points communs entre les deux crises puis d’étudier ce qui les différencie.
            Ces deux crises marquent leterme de prospérité d’après-guerre. Toutefois, c’est surtout leur caractère brusque qui a frappé les générations contemporaines. Or la crise survient précisément à l’apogée de la prospérité car elle en constitue le déclin. Mais si pour les contemporains la crise a été brusque que peut-on dire avec le recul ? Le graphique C du document 2 montre qu’à la fin des années 1960, l’économie française estmarquée par un essoufflement de la croissance. La croissance n’est alors ponctuée que par des récessions. De même à partir des années 1927-28 et surtout à partir de l’été 1929, s’amorce une baisse du taux de croissance, notamment dans le secteur automobile, mais aussi dans la production d’acier et de textile. La spécificité de ces crises réside dans leur rupture avec les crises du XIXème siècle. Sicelles-ci sont des crises de sous-production, les crises de 1929 et de 1973 sont des crises de surproduction. On passe de crises agricoles (de subsistance) à des crises industrielles (de consommation). Ainsi ces crises sont d’un type nouveau. La crise économique engendre la crise sociale et se propage dans l’ensemble de la société. Le graphique B montre que le taux de chômage des Etats-Unis doublede la fin des années 1960 au milieu des années 1970. Le taux de chômage des pays d’Europe occidentale atteint le seuil symbolique des 10% dès le milieu des années 1980. La crise de 1929 est également marquée par un profond coût social. L’Allemagne doit supporter 7 millions de chômeurs au début des années 1930, les Etats-Unis 12 millions. La répercussion sociale des crises industrielles est doncnotoire. Du coup, la consommation est également affectée de sorte que la crise se poursuit et la situation sociale se détériore. La production baisse. Le document 1 montre qu’on passe d’une croissance de plus de 5% en 1972-73 à une croissance de plus de 5% en 1972-73 à une croissance de 0,3% en 1974-75. Si on observe une reprise dans la deuxième moitié des années 1970, le deuxième choc pétrolierassène un coup déterminant dans la première moitié des années 1980 (voir document 4). Les deux crises se caractérisent par des problèmes monétaires : krach boursier en 1929, rapatriements de capitaux des banques américaines (1929), inflation galopante (voir graphique A)…Mais ces éléments constituent-ils des critères suffisants et décisifs pour déduire que la crise actuelle n’est que la répétition de1929 ?
 
            Il semble toutefois qu’il faille nuancer le parallèle entre les deux crises. S’il est tentant de voir que les cycles de Kondratieff (cycles longs d’une durée de 50 ans) font coïncider ces deux crises du XXème siècle avec le déclin économique, il faut cependant être attentif pour s’apercevoir que cette vision tient davantage lieu de description que d’explication. Le systèmeéconomique de l’entre-deux-guerres peut être considéré comme mettant en œuvre une régulation concurrentielle. Les entreprises sont en effet en plein essor industriel. Les innovations techniques affinent la compétitivité. Dans ce contexte de compétition très intense, les entreprises les moins innovantes sont amenées à disparaître. Elles doivent par ailleurs dans le contexte de la compétitivité...
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