Evolution de rastignac

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  • Publié le : 9 mars 2010
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L’évolution d’Eugène de Rastignac

Introduction
Les débuts dans la vie de Rastignac sont étroitement liés à la fin d’une autre vie celle du père Goriot. L’itinéraire d jeune homme est celui d’un autodidacte qui observe deux milieux différents : la pension Vauquer et le grand monde.
Nous verrons tout d’abord son évolution morale ensuite son apprentissage pratique.

I- L’évolution morale1- les valeurs de Rastignac
Il est au départ un jeune provincial, sensible et attaché aux valeurs morales inculquées par sa famille.

a)- les émotions de la famille
L’auteur nous présente un jeune homme ému da la lettre de sa mère, conscient du sacrifice financier consenti par les siens pour l’aider dans son ambition : « quand Eugène eut achevé cettelettre, il était en pleurs… il voulait renoncer au grand monde, il ne voulait pas prendre cet argent. »

b)-la répulsion instinctive face à Vautrin
Sa méfiance de provincial le sépare d’abord vivement de cet homme. Il ne supporte pas que celui-ci puisse lire dans ses pensées et il répugne d’être son débiteur (texte n°4). Certes il a la patience d’écouter sans intervenir lelong du discours de son interlocuteur, et son silence semble montrer qu’il ne désapprouve pas les analyses lucides de Vautrin. Mais il n’admettra pas vraiment la proposition d’un meurtre déguisé en duel (Vautrin lui propose de tuer le père de Victorine). Il est vrai qu’Eugène reconnaît la justesse d’analyse de ce discours tentateur : « il m’a dit crûment ce que Mme de Beausséant me disait en ymettant les formes », mais il refuse encore d’adopter des opinions et des conseils aussi cyniques et il croit encore possible d’être riche sans se compromettre et de construire son avenir sur le seul mérite : « je veux travailler jour et nuit, ne devoir ma fortune qu’à mon seul labeur. » Avant son entrée dans le monde, Eugène garde intact l’idéale morale de sa jeunesse.

2- Delphine ou laconquête sociale
a)-le rejet de l’Etude
Très vite, Rastignac a évolué, poussé par la vanité ainsi que par le désir de plaire. Sa résolution de travailler s’évanouit devant les regards admiratifs des femmes (texte3). Renonçant aux études, il se rend chez sa cousine, Mme de Beausséant pour solliciter l’occasion de rencontrer celle qui doit faciliter sa réussite, Mme deNucingen. Sa première démarche envers une femme est celle d’un ambitieux et non d’un sentimental romantique à la recherche d’un premier amour.

b)-la femme gage de réussite
C’est pour cela qu’Eugène va faire une cour pressante à Delphine dans la loge du théâtre des italiens. Alors qu’il rentre à pied du spectacle, son examen de la situation débouche sur ce plan d’avenir : « siMme de Nucingen s’intéresse à moi, je li apprendrais à gouverner son mari. Ce mari fait des affaires d’or, qu’il pourra m’aider à ramasser tout d’un coup une fortune. Ces deux phrases mettent l’accent sur l’arrivisme et la cupidité d’Eugène. Ses nobles sentiments semblent bien loin, puisqu’il est prêt à tirer un profit financier d’une liaison amoureuse.

c)-l’amour et l’argentLes deux phrases qui terminent l’œuvre montre l’amour et l’argent inextricablement liés. Le fameux défi lancé à Paris : « à nous deux maintenant ! » prouve sa réalisation immédiate lorsqu’Eugène décide d’aller dîner chez Mme de Nucingen. On voit qu’Eugène se montre bien peu exigeant en ce qui concerne les qualités humaines de sa maîtresse.

3- Victorine ou la manipulationVictorine Taillefer a été déshérité par son père, riche banquier, au seul profit de son frère. Le seul moyen pour qu’elle hérite : «  la mort de ce frère ». Vautrin propose une machination à Eugène : il s’arrangera pour le frère de Victorine soit tué en duel ; celle-ci deviendrait riche et Eugène n’aura plus qu’à l’épouser. Le jeune homme est d’abord horrifié, puis il réfléchit et hésite....
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