Extrait du chapitre 3 de candide: comment voltaire utilise l'ironie comme arme de dénonciation?

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  • Publié le : 2 janvier 2011
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Au XVIIIe siècle, on assiste à une remise en cause de la société, notamment par les philosophes des lumières. A travers leurs œuvres, ils critiquent la monarchie, et plus généralement les mœurs deson temps. Voltaire est l'un d'eux, et c'est dans cette optique qu'il écrit le comte philosophique Candide en 1759. Cet extrait du chapitre III décrit la guerre entre les Bulgares et les Abares, et lafuite de Candide qui s'ensuit à travers les villages dévastés. Nous allons voir dans ce passage comment Voltaire utilise l'ironie comme une arme de dénonciation.

Dés la première phrase, la guerreest décrite comme quelque-chose de « si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné ». On a ici une accumulation de termes élogieux pour parler d'une armée, qui part à la guerre pour tuer. Le faitque cette armée soit décrite comme telle est donc incompréhensible et absurde.
De même, à la deuxième phrase, on retrouve une autre accumulation: « les trompettes, les fifres, les hautbois, lestambours, les canons », avec des instruments de musique, agréables, inoffensifs, et tout-à-coup des canons, lourds, dangereux. On peut voir ainsi qu'il associe les canons aux instruments de musique, dansune piètre tentative de montrer la guerre comme une chose agréable.
Plus loin, l'auteur écrit « la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient lasurface. ». Il prétend ainsi que c'est le meilleur des mondes, alors qu'il y a la guerre, que des milliers d'hommes sont tués pour satisfaire des rois, et légitime la tuerie par le fait que les soldatsabattus étaient tous des coquins. On voit très nettement que son argument est infondée, et c'est donc une justification par l'absurde. De plus, à la fin du premier paragraphe il parle de « boucheriehéroïque », ce qui est un oxymore et une absurdité.
Au début du deuxième paragraphe, les rois chantent le Te Deum pour remercier dieu, alors qu'aucun des deux camps n'a gagné, ils ont même au...
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